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Les grands écosystèmes n'en peuvent plus

L'ONU publie un premier bilan de la biosphère

La planète Terre a franchi le seuil de la viabilité, selon une étude lancée par l'ONU dans le cadre des activités du Millénaire, car plus de 60 % des écosystèmes dont dépend notre espèce, comme l'eau potable et les pêcheries, ainsi que les contrôles de la qualité de l'air, de l'eau, des climats régionaux et des parasites se sont détériorés au point de dépasser le seuil de la viabilité.
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  • Jacques Léger
    Inscrit
    mercredi 30 mars 2005 09h33
    La véritable solution est peut-être ailleurs
    Devant toutes les évidences d'une planète qui se meure, on propose encore d'ajouter des coûts environnementaux aux biens et services, de sorte que ce seront les plus démunie qui en subront les frais. Mais la solution se trouve peut-être là où on ne veut pas regarger. La solution, en fait,n'est peut-être ni économique, ni politique. Nous avons peut-être un problème «moral». La cupidité, l'égoïsme, l'orgueil, le chacun pour soi, le-profit-avant-tout, la compétition pour savoir qui est le plus fin, le plus riche, le plus beau, le ou la plus sexy, le plus, le plus, le plus... Voilà peut-être le vrai problème! Et de ce côté, la véritable solution ?

  • Gilles Léveillé
    Abonné
    mercredi 30 mars 2005 23h10
    Notre planète Terre est en péril
    Nous aussi, les terriens sommes tous menacés! Ce rapport sur l'évaluation des écosystèmes produit par l'ONU, nous interpellent tous et nous invitent à questionner sérieusement nos habitudes de vie et à reconnaître la part de responsabilité qui revient à chacun de nous, consommateurs plus ou moins avides des richesses variées de la Terre. Depuis de nombreuses années déjà, des environnementalistes ont lancé plusieurs cris d'alarme dont bon nombre d'entre nous ne se sont pas soucié.

    Les conséquences catastrophiques annoncées par ces 1 300 experts de 95 pays différents devraient désormais inciter tous les humains à la plus grande vigilance pour les siècles à venir. Nous devrons aussi exiger de nos chefs d'état,de nos divers dirigeants, de nos chefs d'entreprise et autres décideurs influents, qu'ils établissent, respectent et fassent respecter une réglementation plus sévère concernant entre autre: la consommation de l'eau potable, la pollution de nos cours d'eau et des mers, l'assènissement des berges, la production des gaz à effet de serre, la déforestation, la surpêche dan nos lacs, nos rivières et en haute-mer etc.

    De tous les habitants de la Terre, une gérance beaucoup plus sage de ses richesses est désormais indispensable afin de rétablir le fragile équilibre maintenant rompu entre la nature et nos interventions humaines trop souvent inconsidérées.

    Gilles Léveillé
    Longueuil

  • Michel Binette
    Abonné
    mercredi 30 mars 2005 23h33
    La solution est l'information.
    Je crois qu'une solution possible est d'informer mieux le public sur les causes de tout ces changements. C'est bien de dire que c'est la faute de l'être humain, mais à plus petite échelle, quelles sont les impacts de nos gestes quotidiens sur la planète. Malgré qu'il y ai eu une amélioration de ce côté, il reste encore beaucoup de travail à faire pour donner à la population une certaine culture du mieux agir.

  • Joëlle Leduc
    Inscrite
    jeudi 31 mars 2005 08h56
    Une révolution écologique
    Les résultats de cette étude menée par l'ONU ne me surpennent pas. Il était évident que les êtres humains dépasseraient un jour les limites que la terre peut supporter.

    Le principe est simple à comprendre: Le capitalisme prône un développement infini de l'industrie pour un accroissement constant des profits, mais les ressources de la terre ne sont pas infinies. Le système capitaliste à depuis longtemps incité le pêcheur à pêcher plus pour pouvoir vendre plus pour faire plus d'argent en tenant surtout compte de son budget et non de la viabilité de la ressource. Je ne blâme pas le pêcheur en tant qu'individu. S'il ne le fait pas, d'autres le feront et la ressources sera surexploitée de toute façon.

    Je blâme plutôt l'économie de marché qui favorise la sur production ou du moins la concentration de la production pour des fins d'exportation. Un tel système nuit gravement à la biodiversité et entame de façon irréparable les ressources d'une région.

    Je ne prône pas ici une révolution prolétarienne comme celle qui a donné naissance à l'URSS, car elle serait sûrement tout aussi dommageable pour l'environnement. Ce qu'il faudrait pour sauver notre planète, c'est un tout nouveau modèle. Il faudrait une révolution dans le mode de production et le système de répartition des richesse qui puisse inclure des mesures pro-environnement et anti-pauvreté. Il faudrait que cette révolution se produise au niveau mondial, car la polution se fout bien des frontières.

    Je ne sais pas encore ce que ce modèle sera, mais je sais qui la marchandisation de l'éducation menace l'émergeance d'un tel modèle. Si on voit l'université comme un lieu où doivent être formés de futurs travailleurs le plus vite possible et non comme un lieu où doivent être formés des penseurs, personne n'aura le temps d'élaborer un tel système. Personne n'aura les ressources financières pour y travailler à temps plein. Le rapport coût/bénifice devient de plus en plus désavantageux pour l'étudiant qui veut repenser le monde à cause de l'augmentation de l'endettement étudiant.

    L'écologie demande une approche globale. Dans un écosystème comme dans la société, tout est relié et ne peut être traîté de façon isolée. D'ailleurs, la lutte à la pauvreté et la lutte pour l'environnement convergent pour donner naissance au commerce bio-équitable, une voie qui devraient être plus encouragées par les gouvernements, les propriétaires de commerces de détail et surtout, par les consommateurs.

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