samedi 26 mai 2012 Dernière mise à jour 00h05
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Accord de Kyoto - Un pas en avant obligé

La valse-hésitation du Canada face à la ratification de cet accord mine peu à peu sa réputation avant-gardiste

Guy Lessard - Président du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ)  21 août 2002  Actualités sur l'environnement
Texte adressé à Jean Chrétien
À quelques jours du Sommet de la Terre de Johannesburg, le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ) joint sa voix à celles de milliers de Canadiens inquiets afin de réclamer du Canada qu'il ratifie sans tarder l'accord de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre (GES).

Rappelons qu'il existe un consensus scientifique international clair et unanime selon lequel la température globale de la planète s'accroît et que cette tendance est en partie attribuable à l'activité humaine. Bien que certains groupes d'industriels intéressés continuent de semer le doute dans l'opinion publique en parlant d'études contradictoires, les scientifiques indépendants recommandent à l'unanimité une réduction substantielle de nos émissions de gaz à effet de serre. En ce sens, les engagements liés au protocole de Kyoto ne constituent qu'un premier petit pas.

Une décennie plus tôt, la principale source de préoccupation en regard de ce phénomène était liée à notre devoir envers les générations futures de préserver l'environnement. Or la progression du phénomène est telle aujourd'hui que ses impacts anticipés sur notre santé et notre environnement sont souvent perceptibles. Ils sont une source d'inquiétudes bien réelle pour les Canadiens d'aujourd'hui.

Rappelons que la relation de cause à effet entre l'utilisation des carburants fossiles et la qualité de l'air est bien documentée. Par conséquent, même s'il est difficile d'attribuer directement au réchauffement global telles ou telles perturbations climatiques (épisodes de chaleur accablante, inondations, sécheresses et feux de forêt), la réduction des GES s'en trouve déjà pleinement justifiée en raison des impacts positifs directs qu'elle aura nécessairement sur notre santé et sur notre qualité de vie.

Ne serait-ce que pour cette raison, le gouvernement du Canada doit ainsi signifier de façon claire qu'il entend s'attaquer à cette problématique en renversant au plus tôt la tendance à l'accroissement de la consommation d'énergie fossile.

Un plus

pour notre économie

Loin de mener vers un ralentissement de l'économie, nous sommes d'avis que l'application du protocole de Kyoto sera bénéfique et source d'innovation pour le Canada. L'économie va tout simplement changer. En fait, tout comme l'avènement des nouvelles technologies de l'information a profondément changé l'économie mondiale, l'accord de Kyoto sera le catalyseur qui nous mènera vers une économie nouvelle, moins dépendante du charbon et du pétrole. En fait, il nous faut avant tout être plus efficaces: en produisant des biens avec moins d'énergie et donc à moindre coût, en dépensant un peu plus pour acheter une voiture ou rénover une maison mais beaucoup moins pour les utiliser, en construisant des trains et des autobus au lieu des voitures et des autoroutes, etc. Dans le seul secteur des transports, on réduirait par la même occasion notre déficit commercial en important moins de voitures et de pétrole, mais en achetant davantage de trains, de tramways et d'autobus fabriqués chez nous! Aussi, cette nouvelle économie accordera une plus grande place aux énergies propres et renouvelables (comme le solaire et l'éolien), à l'efficacité énergétique et aux modes de transport en commun moderne.

Le statut particulier

du Canada

À l'échelle internationale, le Canada a longtemps fait preuve de beaucoup de dynamisme dans les dossiers environnementaux. Cependant, sa valse-hésitation face à la ratification de cet accord mine peu à peu sa réputation avant-gardiste. Non seulement il n'affirme pas une volonté claire de ratifier l'entente, mais il multiplie de surcroît les tentatives pour obtenir des concessions qui diminueraient l'effort de réduction national.

Il est évident que le taux d'émission du Canada par rapport au reste de la planète est relativement faible (environ 3 % des GES) et que sa participation ou non au traité aurait conséquemment un impact modeste sur le bilan global. Mais n'oublions pas que si la contribution du Canada est faible, notre pays est sévèrement montré du doigt puisque celle de chaque Canadien (émission par habitant) est énorme. En ce sens, nous avons des devoirs et des engagements envers les autres pays, dont plusieurs ont déjà mis en place des mesures concrètes de réduction de leurs émissions. Qui plus est, la participation canadienne suscitera indéniablement un effet d'entraînement positif sur les autres pays signataires.

Pour tous ces motifs et au nom de tous les citoyens du monde d'aujourd'hui et de demain, nous vous réitérons toute l'importance de ratifier l'accord de Kyoto.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012