Kyoto: Ottawa dit n'avoir pris aucune décision encore
Le ministre John Efford confirme toutefois que les grands pollueurs pourraient profiter d'un changement de la stratégie canadienne de lutte contre la pollution
18 janvier 2005
Actualités sur l'environnement
Calgary — Le ministre fédéral des Ressources naturelles, John Efford, a confirmé hier ce que Le Devoir rapportait dans un article de la veille à l'effet qu'un document gouvernemental confidentiel propose une réduction des cibles imposées aux grands pollueurs en matière d'émissions de gaz à effet de serre.
Le ministre a toutefois ajouté que la proposition n'avait pas fait l'objet de discussions au sein du cabinet et qu'elle pourrait ne pas être adoptée comme politique du gouvernement.
«Il est malheureux que ces documents deviennent publics avant que le cabinet ne prenne ses décisions finales», a dit M. Efford, alors qu'il se trouvait à Calgary.
Un mémoire du ministère des Ressources naturelles, marqué «secret», récemment obtenu par Le Devoir, propose des modifications significatives à la stratégie du Canada visant à atteindre les cibles fixées par le protocole de Kyoto sur les changements climatiques — avant l'entrée en vigueur du traité le 16 février.
Plutôt que d'obliger les grands émetteurs à réduire leurs émissions de 15 %, le mémoire suggère qu'ils aient à les abaisser de 10 %.
Les plus grands pollueurs — les producteurs gaziers et pétroliers, les centrales électriques, les mines et les manufactures — rejettent dans l'atmosphère environ la moitié des émissions de gaz à effet de serre produites au Canada.
M. Efford a affirmé hier qu'il n'était pas prêt à prédire quelle décision le cabinet prendrait à ce sujet.
«Ce ne sont pas tous les documents qui se retrouvent au cabinet qui sont approuvés, alors nous devons discuter beaucoup à l'interne avant la date butoir.»
Le ministre a souligné qu'il voulait travailler avec les industries du secteur de l'énergie pour faire croître l'économie canadienne.
«Mais je ne veux pas le faire au détriment de l'environnement, a-t-il précisé. Je ne veux pas non plus que les règles environnementales ralentissent la croissance de l'économie dans ce pays. Il y a un équilibre à atteindre.»
Le président de l'Association canadienne des producteurs pétroliers, Pierre Alvarez, a affirmé que l'industrie continue de demander que soient adoptées des «réductions significatives qui ne nuiront pas à notre compétitivité à l'échelle internationale».
Les producteurs de pétrole demandent notamment de ne pas faire l'objet de discrimination. Ils ne veulent pas se voir imposer des «cibles qui nous coûtent plus cher qu'aux autres à atteindre».
Le ministre a toutefois ajouté que la proposition n'avait pas fait l'objet de discussions au sein du cabinet et qu'elle pourrait ne pas être adoptée comme politique du gouvernement.
«Il est malheureux que ces documents deviennent publics avant que le cabinet ne prenne ses décisions finales», a dit M. Efford, alors qu'il se trouvait à Calgary.
Un mémoire du ministère des Ressources naturelles, marqué «secret», récemment obtenu par Le Devoir, propose des modifications significatives à la stratégie du Canada visant à atteindre les cibles fixées par le protocole de Kyoto sur les changements climatiques — avant l'entrée en vigueur du traité le 16 février.
Plutôt que d'obliger les grands émetteurs à réduire leurs émissions de 15 %, le mémoire suggère qu'ils aient à les abaisser de 10 %.
Les plus grands pollueurs — les producteurs gaziers et pétroliers, les centrales électriques, les mines et les manufactures — rejettent dans l'atmosphère environ la moitié des émissions de gaz à effet de serre produites au Canada.
M. Efford a affirmé hier qu'il n'était pas prêt à prédire quelle décision le cabinet prendrait à ce sujet.
«Ce ne sont pas tous les documents qui se retrouvent au cabinet qui sont approuvés, alors nous devons discuter beaucoup à l'interne avant la date butoir.»
Le ministre a souligné qu'il voulait travailler avec les industries du secteur de l'énergie pour faire croître l'économie canadienne.
«Mais je ne veux pas le faire au détriment de l'environnement, a-t-il précisé. Je ne veux pas non plus que les règles environnementales ralentissent la croissance de l'économie dans ce pays. Il y a un équilibre à atteindre.»
Le président de l'Association canadienne des producteurs pétroliers, Pierre Alvarez, a affirmé que l'industrie continue de demander que soient adoptées des «réductions significatives qui ne nuiront pas à notre compétitivité à l'échelle internationale».
Les producteurs de pétrole demandent notamment de ne pas faire l'objet de discrimination. Ils ne veulent pas se voir imposer des «cibles qui nous coûtent plus cher qu'aux autres à atteindre».
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

