Environnement: l’OCDE semonce le Canada
Le Canada intègre de plus en plus la philosophie du développement durable «dans ses structures gouvernementales mais il n’a pas encore mis en oeuvre de politiques et d’actions concrètes dans ce domaine».
Tel est le verdict que pose l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans son bilan de la gestion environnementale au Canada au cours de la dernière décennie, dévoilé hier à Ottawa. En clair, Ottawa se donne des règles internes en gestion environnementale mais n’ose pas les appliquer aux individus et aux sociétés commerciales.
Pour redresser ce bilan mitigé, l’OCDE estime que le gouvernement canadien devra «réduire l’intensité énergétique de son économie», soit dépenser beaucoup moins d’énergie par unité de production. La dépense d’énergie globale du Canada, au deuxième rang de tous les pays de la planète dans ce domaine, est d’ailleurs la cible des trois premières recommandations de l’OCDE, qui réclame une accélération du plan canadien de lutte contre les changements climatiques.
L’OCDE demande aussi à Ottawa de «supprimer les subventions préjudiciables à l’environnement (relatives, par exemple, aux industries extractives ou aux combustibles fossiles)». L’organisme international invite aussi le gouvernement Martin à «réexaminer les taxes liées à l’environnement». Il faut, précise l’OCDE, qu’Ottawa intensifie «le recours aux instruments économiques» pour modifier le comportement de ses entreprises, par exemple les redevances sur l’eau ou les échanges de droits d’émissions pour les toxiques et les gaz à effet de serre, en appliquant le principe de l’utilisateur-payeur et du pollueur-payeur, en resserrant «aux niveaux tant fédéral que provincial» l’application des lois et règlements, en «renforçant la protection de la nature» par un accroissement du nombre d’aires protégées et en renforçant la vocation de conservation des parcs, la protection des écosystèmes marins et la mise en place d’une foresterie durable.
Tel est le verdict que pose l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dans son bilan de la gestion environnementale au Canada au cours de la dernière décennie, dévoilé hier à Ottawa. En clair, Ottawa se donne des règles internes en gestion environnementale mais n’ose pas les appliquer aux individus et aux sociétés commerciales.
Pour redresser ce bilan mitigé, l’OCDE estime que le gouvernement canadien devra «réduire l’intensité énergétique de son économie», soit dépenser beaucoup moins d’énergie par unité de production. La dépense d’énergie globale du Canada, au deuxième rang de tous les pays de la planète dans ce domaine, est d’ailleurs la cible des trois premières recommandations de l’OCDE, qui réclame une accélération du plan canadien de lutte contre les changements climatiques.
L’OCDE demande aussi à Ottawa de «supprimer les subventions préjudiciables à l’environnement (relatives, par exemple, aux industries extractives ou aux combustibles fossiles)». L’organisme international invite aussi le gouvernement Martin à «réexaminer les taxes liées à l’environnement». Il faut, précise l’OCDE, qu’Ottawa intensifie «le recours aux instruments économiques» pour modifier le comportement de ses entreprises, par exemple les redevances sur l’eau ou les échanges de droits d’émissions pour les toxiques et les gaz à effet de serre, en appliquant le principe de l’utilisateur-payeur et du pollueur-payeur, en resserrant «aux niveaux tant fédéral que provincial» l’application des lois et règlements, en «renforçant la protection de la nature» par un accroissement du nombre d’aires protégées et en renforçant la vocation de conservation des parcs, la protection des écosystèmes marins et la mise en place d’une foresterie durable.
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