Contre vents et marées, la Norvège reprend ses exportations de baleine
16 juillet 2002
Actualités sur l'environnement
Oslo — Rompant un moratoire qu'elle observait depuis 14 ans, la Norvège vient d'expédier vers l'Islande une cargaison de viande et de graisse de baleine, au risque de s'attirer une nouvelle fois les foudres de la communauté internationale.
Pour la première fois depuis qu'Oslo a donné son feu vert à une reprise des exportations en janvier 2001, un chargement de 8 tonnes de viande et de graisse de rorqual a quitté la Norvège par voie maritime vendredi, en direction de l'Islande. «C'est un apéritif pour les Islandais et je suis sûr qu'ils l'aimeront tellement qu'ils en voudront plus», a commenté Ole Mindor Myklebust, l'expéditeur de cette cargaison. «Il s'agit d'un commerce parfaitement normal et complètement légal auquel la Norvège doit procéder en tant que nation maritime censée gérer ses ressources de manière durable», a-t-il déclaré à l'AFP.
Le commerce de la baleine est banni par la Convention internationale sur les espèces menacées (Cites).
La Norvège, l'Islande et le Japon, qui avaient tous trois émis des réserves concernant la liste des espèces recensées par cette convention, estiment toutefois ne pas être soumis à cette interdiction.
Après avoir respecté un moratoire de quelques années sur la capture du rorqual, la Norvège avait suscité un véritable tollé en autorisant de nouveau cette pratique dès 1993, mais cette chasse ne servait alors qu'à des fins purement domestiques. En janvier 2001, le royaume scandinave s'était une nouvelle fois attiré les critiques de la communauté internationale et des organisations de défense de l'environnement en donnant cette fois-ci son feu vert à une reprise des exportations vers l'étranger.
«Je ne comprends pas les critiques qui viennent de pays où l'on autorise les aliments génétiquement modifiés. Je pense aux États-Unis, à l'Australie, à la Nouvelle-Zélande, à l'Angleterre ou encore aux Pays-Bas», a fait valoir M. Myklebust.
Les exportations de baleines norvégiennes sont conditionnées à la mise en place dans les pays importateurs d'un fichier génétique permettant d'assurer la «traçabilité» des baleines commercialisées, afin d'éviter toute chasse illégale du mammifère marin.
Des négociations en vue d'une reprise du commerce de produits baleiniers sont également en cours avec le Japon, le principal marché pour la viande de rorqual mais aussi pour la graisse, que les Nippons considèrent comme un mets de choix.
«J'espère que le soutien du Japon au commerce international de produits baleiniers se traduira bientôt par des importations en provenance de Norvège», a souligné Bjorn Hugo Bendiksen, vice-président de l'Association des baleiniers norvégiens.
L'accès au marché japonais serait en effet particulièrement lucratif pour ces derniers, qui ont en stock plus de 1000 tonnes de graisse, inutilisée par leurs compatriotes. Un rorqual contient en moyenne 1500 kg de viande et 500 kg de graisse. Pour 2002, Oslo a fixé à 671 cétacés le quota de pêche que se partagent 35 patrons baleiniers.
«Ce quota représente moins de 1 % du stock dans la région», l'Atlantique nord, estime High North Alliance, un groupe de défense des intérêts de l'industrie baleinière norvégienne.
Pour la première fois depuis qu'Oslo a donné son feu vert à une reprise des exportations en janvier 2001, un chargement de 8 tonnes de viande et de graisse de rorqual a quitté la Norvège par voie maritime vendredi, en direction de l'Islande. «C'est un apéritif pour les Islandais et je suis sûr qu'ils l'aimeront tellement qu'ils en voudront plus», a commenté Ole Mindor Myklebust, l'expéditeur de cette cargaison. «Il s'agit d'un commerce parfaitement normal et complètement légal auquel la Norvège doit procéder en tant que nation maritime censée gérer ses ressources de manière durable», a-t-il déclaré à l'AFP.
Le commerce de la baleine est banni par la Convention internationale sur les espèces menacées (Cites).
La Norvège, l'Islande et le Japon, qui avaient tous trois émis des réserves concernant la liste des espèces recensées par cette convention, estiment toutefois ne pas être soumis à cette interdiction.
Après avoir respecté un moratoire de quelques années sur la capture du rorqual, la Norvège avait suscité un véritable tollé en autorisant de nouveau cette pratique dès 1993, mais cette chasse ne servait alors qu'à des fins purement domestiques. En janvier 2001, le royaume scandinave s'était une nouvelle fois attiré les critiques de la communauté internationale et des organisations de défense de l'environnement en donnant cette fois-ci son feu vert à une reprise des exportations vers l'étranger.
«Je ne comprends pas les critiques qui viennent de pays où l'on autorise les aliments génétiquement modifiés. Je pense aux États-Unis, à l'Australie, à la Nouvelle-Zélande, à l'Angleterre ou encore aux Pays-Bas», a fait valoir M. Myklebust.
Les exportations de baleines norvégiennes sont conditionnées à la mise en place dans les pays importateurs d'un fichier génétique permettant d'assurer la «traçabilité» des baleines commercialisées, afin d'éviter toute chasse illégale du mammifère marin.
Des négociations en vue d'une reprise du commerce de produits baleiniers sont également en cours avec le Japon, le principal marché pour la viande de rorqual mais aussi pour la graisse, que les Nippons considèrent comme un mets de choix.
«J'espère que le soutien du Japon au commerce international de produits baleiniers se traduira bientôt par des importations en provenance de Norvège», a souligné Bjorn Hugo Bendiksen, vice-président de l'Association des baleiniers norvégiens.
L'accès au marché japonais serait en effet particulièrement lucratif pour ces derniers, qui ont en stock plus de 1000 tonnes de graisse, inutilisée par leurs compatriotes. Un rorqual contient en moyenne 1500 kg de viande et 500 kg de graisse. Pour 2002, Oslo a fixé à 671 cétacés le quota de pêche que se partagent 35 patrons baleiniers.
«Ce quota représente moins de 1 % du stock dans la région», l'Atlantique nord, estime High North Alliance, un groupe de défense des intérêts de l'industrie baleinière norvégienne.
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