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    Le faucon pèlerin n’est plus menacé au Canada

    Montréal est d’ailleurs un bon exemple de cette capacité d’adaptation, puisque quelques couples y ont été observés au fil des ans, notamment sous le pont Champlain.
    Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Montréal est d’ailleurs un bon exemple de cette capacité d’adaptation, puisque quelques couples y ont été observés au fil des ans, notamment sous le pont Champlain.

    Jadis au seuil de l’extinction, le faucon pèlerin n’est plus menacé de disparition dans la majeure partie du pays, conclut le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

     

    « Les effectifs de l’espèce ont augmenté de façon constante dans l’ensemble du Canada, et sa population principale a été évaluée cette année comme étant « non en péril », a fait savoir lundi le comité fédéral, qui a réévalué la situation du rapace au cours d’une rencontre tenue à Ottawa au cours des derniers jours.

     

    La conclusion du COSEPAC témoigne du retour de cette espèce, après plusieurs années d’efforts pour éviter sa disparition. « Ce rétablissement a été rendu possible par une interdiction du DDT et un vaste programme de reproduction en captivité », souligne d’ailleurs le comité fédéral.

     

    Pesticides toxiques

     

    Dans le passé, le faucon pèlerin a en effet été décimé principalement en raison de l’utilisation massive de DDT, un pesticide très toxique qui a provoqué des problèmes chroniques de reproduction chez ces oiseaux. Et même si le DDT a été interdit au Canada dès 1972, la situation du faucon pèlerin est demeurée critique pendant plusieurs années, notamment en raison de la persistance du pesticide dans l’environnement.

     

    Les premiers inventaires réalisés au Québec, dans la vallée du Saint-Laurent, indiquaient par exemple que l’espèce était pour ainsi dire rayée de la carte, avant qu’elle ne commence à gagner quelques rares couples nicheurs dans les années 1990.

     

    Faucons urbains

     

    Les effectifs de ces rapaces ont toutefois fini par augmenter, notamment en raison de leur capacité d’adaptation en milieu urbain. « Les oiseaux ont fait preuve de résilience et d’adaptabilité, notamment par une expansion rapide dans les villes où ils profitent des sites de nidification urbains et des proies », note ainsi le COSEPAC.

     

    Montréal est d’ailleurs un bon exemple de cette capacité d’adaptation, puisque quelques couples y ont été observés au fil des ans, notamment sous le pont Champlain, dans l’échangeur Turcot ou encore à l’Université de Montréal.

    Regard sur les faucons pèlerins du pont Champlain

     

     

    Au Québec, le faucon pèlerin est désigné « vulnérable » en vertu la Loi sur les espèces menacées et vulnérables du gouvernement du Québec.

     

    Par ailleurs, même si sa situation s’est grandement améliorée au Canada, l’espèce est toujours aux prises avec certaines menaces, dont les collisions avec les lignes à haute tension, les voitures ou les vitres d’édifices, le dérangement par l’escalade (le faucon niche souvent à flanc de falaise) ou les randonneurs, ainsi que les éoliennes.













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