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    Protéger le fleuve Saint-Laurent

    23 novembre 2017
    Récupération des hydrocarbures dans le Secteur Est
    Photo: Points Jacques Quartier et Champlain Incorporée Récupération des hydrocarbures dans le Secteur Est
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Les eaux souterraines de deux terrains, jouxtant l’autoroute Bonaventure et le fleuve Saint-Laurent, sont contaminées. Le hic ? Ces eaux contaminées finissent dans le Saint-Laurent. La solution réside dans un projet de décontamination, nommé Solution Bonaventure, piloté par la société Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain incorporée (PJCCI).

     

    Mais pourquoi PJCCI ? « Le gouvernement fédéral a longtemps eu des activités sur ces terrains, souligne Martin Chiasson, directeur de l’environnement chez PJCCI. Et en tant que société d’État déjà présente dans le secteur, il tombait sous le sens que PJCCI assume la direction du projet, ce dont nous sommes très fiers. »

     

    Secteur Ouest

     

    Le premier terrain touché par Solution Bonaventure est situé juste en face de l’île des Soeurs. Les contaminants qui se trouvent dans les eaux souterraines sont de l’azote ammoniacal, des hydrocarbures polycycliques (HAP) et divers métaux dissous. « Nous avons construit une barrière hydraulique de confinement en creusant 32 puits de pompage tout près de la berge », explique Martin Chiasson. De plus, une usine de traitement des eaux a été construite sur le site. Les eaux souterraines sont donc pompées et acheminées vers l’usine de traitement. Une fois traitées, ces eaux souterraines sont ensuite rejetées dans le fleuve. Le Secteur Ouest est pleinement opérationnel depuis quelques mois.

     

    Secteur Est

     

    Le Secteur Est est un terrain situé entre le pont Champlain et le pont Victoria. Les contaminants trouvés dans les eaux souterraines de ce terrain sont différents de ceux du Secteur Ouest, soit essentiellement des hydrocarbures (carburant diesel) contenant des biphényles polychlorés (BPC). La présence de pareils contaminants a obligé Solution Bonaventure à opter pour une technologie différente. « Nous avons d’abord construit un mur de confinement le long de la berge, raconte Martin Chiasson, de sorte à sceller le terrain et à empêcher que les eaux souterraines se rendent au fleuve. » La technique utilisée pour la construction du mur, une première au Québec, est le malaxage des sols qui consiste à mélanger les sols sur place avec, dans le cas présent, du béton et de la bentonite, une sorte d’argile aux propriétés mécaniques particulières. « La propriété de la bentonite qui nous intéressait est sa capacité d’expansion, ce qui rend le mur de confinement imperméable », explique Martin Chiasson.

     

    Ensuite, tout au long du mur de confinement, 138 puits d’extraction ont été creusés. Ces puits d’extraction sont conçus pour emmagasiner les hydrocarbures qui, eux, flottent au-dessus des eaux souterraines. À chaque extrémité du terrain, deux stations de pompage permettent d’acheminer les hydrocarbures jusqu’à des camions-citernes. « Les hydrocarbures sont ensuite transportés vers des sites autorisés de traitement et de valorisation », souligne Martin Chiasson. La construction des deux stations de pompage s’achève, et le projet Secteur Est devrait bientôt être opérationnel.













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