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    Les négociations de la COP 23 sur le charbon pourraient frapper un mur

    13 novembre 2017 | Mia Rabson - La Presse Canadienne à Ottawa | Actualités sur l'environnement
    La réunion annuelle des Nations unies sur les changements climatiques avait mené il y a deux ans à la conclusion de l’accord de Paris sur le climat.
    Photo: Patrik Stollarz Agence France-Presse La réunion annuelle des Nations unies sur les changements climatiques avait mené il y a deux ans à la conclusion de l’accord de Paris sur le climat.

    Les négociations sur le climat en Allemagne pourraient se heurter à un mur avec le charbon, cette semaine, et le Canada sera au centre des discussions.

     

    La ministre canadienne de l’Environnement, Catherine McKenna, est arrivée dimanche à Bonn, en Allemagne, pour participer à la deuxième semaine de discussions de la COP23, la réunion annuelle des Nations unies sur les changements climatiques qui avait mené il y a deux ans à la conclusion de l’accord de Paris sur le climat.

     

    Cette année, les différents signataires de l’accord tentent de déterminer comment ses clauses seront mises en oeuvre, comment les émissions de gaz à effet de serre seront calculées et comment les pays rendront des comptes sur leur bilan.

     

    Mme McKenna et son homologue britannique, Claire Perry, veulent que la conversation porte sur l’éventuelle disparition du charbon comme source d’énergie — comme il est responsable de plus de 40 pour cent des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.

     

    Les ministres canadienne et britannique seront les hôtes d’un événement commun le 16 novembre qui sera l’occasion de lancer une campagne pour inciter les autres pays à se doter d’un plan afin de ne plus construire de centrales au charbon sans mode de récupération et de mettre fin à terme aux autres actuellement en activité.

     

    Les centrales au charbon sans mode de récupération sont celles qui n’enfouissent pas le carbone, ce qui émet beaucoup plus de gaz à effet de serre que celles munies d’une telle technologie.

     

    « Nous voulons que tous les pays examinent comment ils peuvent diminuer leur utilisation du charbon et l’éliminer progressivement — et nous voulons aider les pays en développement à le faire », a soutenu la ministre McKenna en entrevue avec La Presse canadienne la semaine dernière.

     

    Mme McKenna n’a toutefois pas promis d’ajouter des fonds dans l’enveloppe du programme.

     

    Environ 10 % de l’électricité au Canada est produite par le charbon. À l’échelle mondiale, c’est 40% de l’électricité qui est produite par des centrales au charbon.

     

    Il y a un an, le Canada s’est engagé à éliminer le charbon comme source d’énergie d’ici 2030. Le Royaume-Uni a promis de s’en débarrasser d’ici 2025.

     

    Depuis que le Canada et le Royaume-Uni ont annoncé leur campagne le mois dernier, l’Italie et les Pays-Bas s’y sont joints. La France vise à s’en départir d’ici 2025.

     

    Mais leur démarche se distingue considérablement des États-Unis, qui se préparent cette semaine à promouvoir le rôle des énergies fossiles dans le combat contre les changements climatiques.

     

    « Je m’attends à ce que ce soit une grosse histoire cette semaine », a avancé Catherine Abreu, directrice générale du Réseau Action Climat Canada, qui est à Bonn depuis le 6 novembre.













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