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    La pollution continue de suffoquer le nord de l’Inde et du Pakistan

    9 novembre 2017 08h30 | Agence France-Presse à New Delhi | Actualités sur l'environnement
    Le toxique rideau gris tombé sur les plaines du nord du sous-continent indien met en question la durabilité des modes de vie humains dans des zones aussi peuplées.
    Photo: Dominique Faget Agence France-Presse Le toxique rideau gris tombé sur les plaines du nord du sous-continent indien met en question la durabilité des modes de vie humains dans des zones aussi peuplées.

    Purée de pois, écoles fermées, toux intempestives : le nord de l’Inde étouffait jeudi pour la troisième journée consécutive dans un brouillard polluant qui pose un danger de santé publique.

     

    Face à la nocivité de ce nuage opaque, la capitale New Delhi a décidé d’instaurer la circulation alternée des véhicules du 13 au 17 novembre. Ce sera la troisième fois que ce dispositif est mis en place, après deux expérimentations à l’impact limité en 2016.

     

    « La situation à Delhi est exécrable et si la pollution peut être diminuée de quelque manière que ce soit, nous le ferons », a déclaré Kailash Gahlot, ministre des Transports de la région de Delhi.

     

    La mégapole d’une vingtaine de millions d’habitants, comparée à une « chambre à gaz » par ses responsables, avait ordonné la veille la fermeture de toutes les écoles jusqu’à dimanche au moins. Elle a été suivie en ce sens jeudi par l’État du Pendjab indien, où 25 000 établissements resteront fermés pour la fin de la semaine.

     

    Des vents faibles et des brûlis agricoles au Pendjab, pour planter de nouvelles cultures, ont propulsé les concentrations de particules fines (PM2,5) à des niveaux extrêmement dangereux pour l’organisme humain.

     

    À 16 h locales (5 h 30 à Montréal), heure traditionnellement plus clémente, les différents compteurs de New Delhi affichaient des concentrations de PM2,5 entre 300 et 600. L’OMS recommande de ne pas dépasser 25 en moyenne journalière pour la santé.

     
    Photo: Sajjad Hussain Agence France-Presse Face à la nocivité de ce nuage opaque, la capitale New Delhi a décidé d’instaurer la circulation alternée des véhicules du 13 au 17 novembre.
     

    « Nous continuerons à être confrontés à ce problème chaque année jusqu’à ce que les gouvernements des États voisins résolvent le problème des brûlis de cultures, qui est un problème économique », s’est agacé Arvind Kejriwal, ministre en chef du territoire de New Delhi, qui a ordonné l’arrêt des chantiers de construction et interdit aux camions d’entrer dans sa ville.

     

    Le toxique rideau gris tombé sur les plaines du nord du sous-continent indien met en question la durabilité des modes de vie humains dans des zones aussi peuplées. Et ce à l’heure où l’empreinte de l’homme sur la planète bleue est au coeur de la COP23 qui se déroule actuellement en Allemagne.

     

    Le froid et l’absence de vent plaquent au sol les émissions polluantes des véhicules, usines et centrales, les empêchant de se disperser.

     

    De l’autre côté de la frontière, au Pakistan, la ville de Lahore restait elle aussi nimbée d’une brume de pollution. « Je sens mes yeux me brûler », a témoigné Zawar Hussain, un ouvrier, « j’irai voir le docteur ce soir ».

     

    Ces particules en suspension accentuent les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer des poumons. Les plus petites d’entre elles (PM2,5 et inférieures), grandes comme un trentième d’un diamètre de cheveu humain, parviennent à s’infiltrer dans l’organisme et le sang, à travers les poumons.

     

    La pollution est un problème de santé publique majeur pour l’Inde, nation de 1,25 milliard d’habitants en plein développement et aux besoins de croissance immenses.

     













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