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    Thierry Vandal nommé au conseil d’administration de TransCanada

    Thierry Vandal
    Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Thierry Vandal

    La pétrolière albertaine TransCanada vient de nommer l’ancien président-directeur général d’Hydro-Québec Thierry Vandal en tant que membre indépendant de son conseil d’administration. L’entreprise exploite un réseau de gazoducs au Québec, en plus de détenir une centrale au gaz qui a déjà coûté plusieurs centaines de millions de dollars à Hydro-Québec.

     

    Dans un communiqué publié par la multinationale, le président du conseil d’administration, Siim Vanaselja, s’est dit « heureux » d’accueillir M. Vandal comme membre. Il a aussi salué l’atout que représente la « grande expérience » de l’ancien dirigeant de la société d’État dans le secteur de l’énergie.

     

    TransCanada n’a pas précisé si M. Vandal serait rémunéré pour ses « contributions » au sein de l’entreprise spécialisée dans le transport de pétrole et de gaz. Selon les documents officiels de l’entreprise, les membres du conseil d’administration sont habituellement rémunérés. En 2016, cette rémunération totale variait entre approximativement 150 000$ et 490 000$.

     

    Thierry Vandal a occupé des fonctions de direction chez Hydro-Québec pendant près de 20 ans. Il a notamment été à la tête de la société d’État de 2005 à 2015.

     

    Avant de devenir président-directeur général, il a aussi occupé le poste de vice-président à la planification stratégique et au développement des affaires d’Hydro-Québec à partir de 1996. En 2001, le président-directeur général de l’époque, André Caillé, le nommait par ailleurs à la direction de la division production de la société d’État.

     

    Thierry Vandal, qui a déjà travaillé chez Gaz Métropolitain (aujourd’hui Gaz Métro), est aujourd’hui président d’Axium Infrastructure US. M. Vandal siège également au conseil d’administration de la Banque Royale du Canada et au Conseil consultatif international de l’École des hautes études commerciales de Montréal.

     

    TransCanada au Québec

     

    Au Québec, TransCanada exploite le réseau de gazoduc Trans Québec Maritimes Pipeline (TQM), qui permet de distribuer du gaz naturel dans différentes régions, en provenance notamment de l’Ouest canadien et des États-Unis.

     

    L’entreprise de Calgary détient également la centrale au gaz naturel de Bécancour. Cette centrale privée, construite au coût de 500 millions de dollars, a produit de l’énergie pour le réseau d’Hydro-Québec essentiellement de septembre 2006 à décembre 2007.

     

    Or, en raison du contrat signé avec TransCanada, environ 150 millions de dollars ont dû être versés chaque année entre 2008 et 2014, uniquement pour garder la centrale fermée. Cela équivaut à une somme globale de plus d’un milliard de dollars.

     

    Qui plus est, cette entente est en vigueur jusqu’en 2026. Cela signifie qu’Hydro-Québec devra obligatoirement continuer de verser des dizaines de millions de dollars annuellement à la multinationale albertaine, que la centrale de Bécancour soit utilisée ou non.

     

    TransCanada a par ailleurs abandonné le mois dernier son controversé projet de pipeline Énergie Est, qui devait traverser le territoire québécois et transporter 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux chaque jour. L’entreprise compte toutefois construire le pipeline Keystone XL, qui doit permettre de transporter du pétrole albertain jusque dans le sud des États-Unis.













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