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    Les États-Unis de plus en plus isolés sur le front climatique

    La Syrie a annoncé mardi à la COP23 à Bonn son intention de rejoindre l’Accord de Paris sur le climat.
    Photo: Oliver Berg dpa / AFP La Syrie a annoncé mardi à la COP23 à Bonn son intention de rejoindre l’Accord de Paris sur le climat.

    L’isolement des États-Unis sur le front climatique mondial se confirme. La France a annoncé mardi que le président Donald Trump n’a pas été invité au sommet international qui se tiendra à Paris le 12 décembre pour faire progresser les dossiers économiques liés à la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

     

    Ce sommet, que la France organise à l’occasion des deux ans de la conclusion de l’Accord de Paris sur le climat, réunira 2000 participants issus d’une centaine de pays invités, mais aussi plus de 800 organisations et acteurs publics et privés.

     

    «Pour l’instant, le président Donald Trump n’est pas invité», car les chefs d’État invités sont les «États engagés dans la mise en œuvre de l’Accord», a toutefois annoncé mardi la présidence française, en dévoilant les détails du «One Planet Summit». Il faut dire que Donald Trump a annoncé en juin le retrait des États-Unis de l’Accord, retrait qui ne sera toutefois effectif qu’à l’automne 2020.

     

    Finances et climat

     

    La rencontre, dont la tenue a été annoncée au cours de l’été par le président Emmanuel Macron, se tiendra quelques jours après la fin de la 23e Conférence des Parties (COP23) de Bonn. Elle doit permettre de faire le point sur les progrès accomplis depuis deux ans. «Il faut dresser le bilan de notre trajectoire par rapport aux engagements. Si nous n’accélérons pas nos efforts, nous n’arriverons pas à atteindre l’objectif d’une augmentation [de la température] de 1,5 degré à la fin du siècle. Il faut redoubler d’effort, un sursaut», a annoncé l’Élysée dans un communiqué.

     

    Ces efforts passent impérativement par la mise en œuvre de mesures qui impliquent des aspects financiers. Ce sommet de Paris sera donc l’occasion de discuter des moyens de mobiliser des fonds publics et privés pour opérer le virage vers une transition énergétique, mais aussi de s’adapter aux impacts déjà réels des bouleversements climatiques.

     

    Paris espère ainsi, à cette occasion, «construire des coalitions pour arriver à ce sommet avec des résultats concrets», notamment en créant des dynamiques avec les villes, les fonds d’investissement ou encore les banques de développement.

     

    Urgence

     

    Il faut dire que le temps presse. Dans un rapport publié la semaine dernière, le Programme des Nations unies pour l’environnement prévenait que les engagements actuels en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont nettement insuffisants pour éviter la catastrophe climatique.

     

    À supposer que les États qui ont pris des engagements «volontaires» dans le cadre de l’Accord de Paris tiennent parole, le climat mondial se réchauffera d’au moins 3 °C d’ici 2100. C’est le double de ce que les scientifiques estiment sécuritaire pour éviter les pires effets des bouleversements climatiques.

     

    Certes, les émissions de CO2 issues des énergies fossiles se sont stabilisées depuis 2014. Mais il faudrait les réduire radicalement, alors que la concentration dans l’atmosphère de ce gaz persistant a atteint son niveau le plus élevé en 800 000 ans, selon un rapport publié la semaine dernière par l’Organisation météorologique mondiale. 

     

    Les émissions de méthane, un gaz à effet de serre au moins trente fois plus puissant que le CO2, ne cessent en outre de croître. Et le réchauffement global entraînera aussi une fonte accélérée du pergélisol des régions nordiques, ce qui devrait libérer des quantités importantes de méthane. Pour le moment, cet apport de gaz à effet de serre n’est toutefois pas pris en compte dans les calculs du réchauffement.

     

    Avec l’Agence France-Presse

     

    La Syrie rejoindra l’Accord de Paris sur le climat

    La Syrie a annoncé mardi à la COP23 à Bonn son intention de rejoindre l’Accord de Paris sur le climat, laissant seuls les États-Unis dans leur décision de quitter le pacte, selon des observateurs.

     

    « Ils ont dit qu’ils allaient rejoindre l’accord de Paris », a indiqué Safa Al Jayoussi, directrice de l’ONG IndyAct, évoquant la déclaration en plénière d’un délégué syrien devant ses collègues négociateurs. « Cela veut que les États-Unis sont isolés », souligne Alden Meyer, expert du centre de réflexion américain Union of Concerned Scientists.

     

    « Quand même la Syrie, avec tous ses problèmes, peut saisir l’importance d’un accord climatique mondial, cela montre combien le Parti républicain aux États-Unis est idéologiquement marié avec le déni climatique », a réagi Mohamed Adow, de l’ONG Christian Aid.













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