Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Connectez-vous

    L’Ontario rejoint le marché du carbone du Québec et de la Californie

    22 septembre 2017 13h54 | Jocelyne Richer - La Presse canadienne à Québec | Actualités sur l'environnement
    <p>L'annonce a été faite en présence de la première ministre ontarienne Kathleen Wynne, du premier ministre québécois Philippe Couillard et du gouverneur de la Californie, Edmund G. Brown.</p>
    Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne

    L'annonce a été faite en présence de la première ministre ontarienne Kathleen Wynne, du premier ministre québécois Philippe Couillard et du gouverneur de la Californie, Edmund G. Brown.

    L’Ontario fait front commun avec le Québec et la Californie pour lutter plus efficacement contre les changements climatiques et réduire la pollution causée par la production de gaz à effet de serre (GES).

     

    Les trois États vont désormais procéder à la mise en commun des ventes aux enchères des droits d’émettre des GES.

     

    Ils vont aussi harmoniser leurs réglementations en matière de plafonnement et d’échange de ces émissions polluantes.

     

    Cette entente signée vendredi entre les trois gouvernements sera le prélude, espèrent-ils, à la création d’un vaste marché du carbone à l’échelle mondiale.

     

    Car la tarification du carbone est une tendance internationale, a fait valoir le premier ministre Philippe Couillard, en conférence de presse. C’est la voie de l’avenir, a-t-il dit.

     

    Dans le but de créer un marché du carbone commun, le Québec s’était lié dans un premier temps à la Californie en 2014.

     

    L’annonce de l’ajout de l’Ontario à cette union a été faite vendredi à Québec, en marge de la tenue d’un conseil des ministres conjoint Québec-Ontario, et en présence du premier ministre Couillard, de la première ministre ontarienne Kathleen Wynne et du gouverneur de la Californie, Edmund G. Brown.

     

    L’Ontario joindra officiellement le marché du carbone à compter du 1er janvier 2018.

     

    Au Québec, la totalité des revenus provenant du marché du carbone est versée au Fonds vert. L’Ontario s’est donné un objectif semblable.

     

    Le Québec et l’Ontario forment 60 % de la population canadienne, ce qui signifie que la majorité de la population adhère au marché du carbone.

     

    L’Ontario veut réduire de 15 % le niveau de ses émissions de GES par rapport à 1990 d’ici 2020, alors que le Québec veut réduire ses émissions de GES de 37,5 % d’ici 2030, par rapport au niveau de 1990.

     

    Le système de plafonnement et d’échange de droits d’émission vise à fixer un plafond d’allocations gratuites qui permettent aux entreprises d’émettre une quantité définie de GES. Au-delà de cette quantité, les entreprises doivent soit acheter des droits supplémentaires ou réduire leurs émissions.

     

    Il faut « décarboniser » l’économie, a fait valoir le gouverneur Brown, qui s’est dit convaincu que l’entente conclue entre le Québec, l’Ontario et la Californie allait faire tache d’huile.

     

    La transition ne se fera pas du jour au lendemain, mais le mouvement est irréversible, a commenté M. Couillard de son côté.

     

    « C’est l’ancien monde auquel nous tournons le dos. C’est le nouveau monde qui est devant nous », a-t-il ajouté.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.