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    Restauration des sites miniers abandonnés: Québec accélère quelque peu la cadence

    La facture totale pour l’ensemble des 498 sites miniers abandonnés au Québec est évaluée à 775 millions.
    Photo: Lia Levesque La Presse canadienne La facture totale pour l’ensemble des 498 sites miniers abandonnés au Québec est évaluée à 775 millions.

    Le gouvernement Couillard compte dépenser beaucoup plus dès cette année dans la restauration des sites miniers abandonnés dont il a la charge. Mais il devra investir encore plus de fonds publics s’il veut respecter l’échéancier fixé pour venir à bout de cet héritage toxique.

     

    Selon les données fournies au Devoir par le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN), Québec a dépensé 18,8 millions en 2016-2017 pour restaurer certains des quelque 500 sites miniers dont il doit s’occuper.

     

    Ce montant se situe au-dessus de la moyenne des investissements annuels depuis 2007, qui se situait à 12,8 millions. Au total, depuis 10 ans, le gouvernement a ainsi consacré 152,7 millions au nettoyage de ces sites.

     

    Le MERN a toutefois confirmé que le gouvernement Couillard entend augmenter substantiellement ses investissements dans la restauration des sites miniers. Ainsi, on prévoit y consacrer 82,4 millions en 2017-2018. C’est quatre fois plus que l’an dernier, et six fois plus que la moyenne de la dernière décennie.

     

    Toujours selon ce qu’a précisé la direction des communications du MERN, « cette évaluation [des investissements prévus pour 2017-2018] sera mise à jour et rendue publique à l’automne ». Cela signifie que le montant de 82,4 millions pourrait être revu à la hausse.

     

    Ce montant est en effet insuffisant pour permettre au gouvernement de respecter le plan de restauration qu’il a annoncé l’an dernier. En vertu de ce plan, le gouvernement espère « réduire le passif environnemental » de 80 % d’ici 2022. Cela implique l’investissement d’au moins 620 millions de fonds publics.

     

    775 millions

     

    Pour parvenir à son objectif de 2022, Québec devrait donc dépenser en moyenne 124 millions chaque année. Cette somme est plus importante que la valeur des redevances minières perçues en 2014 et en 2015, les deux années les plus récentes pour lesquelles des données sont disponibles.

     

    La facture totale pour l’ensemble des 498 sites miniers abandonnés est quant à elle évaluée à 775 millions.

     

    Parmi les sites à restaurer à la charge du gouvernement québécois, plusieurs sont d’anciennes mines ayant connu une exploitation. Certains de ces sites ont besoin de travaux de décontamination qualifiés de majeurs par Québec.

     

    Des travaux de restauration ont d’ailleurs été entrepris en priorité sur ces sites problématiques, dont certains contiennent des résidus miniers acides.

     

    Plusieurs sites sont en Abitibi-Témiscamingue, une région où l’industrie minière est très présente. L’État a aussi hérité de sites d’exploration minière. Seulement au Nunavik, on a déjà compté jusqu’à 275 de ces sites, dont 18 sites classés « majeurs ».

     

    Appelé à commenter l’injection de centaines de millions de dollars dans la restauration de sites abandonnés par le secteur privé, le Parti québécois a fait valoir qu’« il n’y a que l’État qui peut s’en occuper ».

     

    Le parti souhaiterait toutefois que le MERN soit « plus transparent » dans ce dossier. Québec solidaire a pour sa part affirmé que le gouvernement devrait évaluer la possibilité d’imposer « une redevance minière spéciale » pour financer les travaux.













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