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    Québec étudiera finalement la viabilité des caribous de Val-d’Or

    Une étude sera finalement menée sur la viabilité des derniers caribous de la région de Val-d’Or, une harde au seuil de l’extinction.
    Photo: Peupleloup CC Une étude sera finalement menée sur la viabilité des derniers caribous de la région de Val-d’Or, une harde au seuil de l’extinction.

    Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs réalisera finalement une étude sur la viabilité des caribous de la région de Val-d’Or, a appris Le Devoir. Pendant plusieurs semaines, le gouvernement a affirmé avoir une telle étude en main, disant appuyer sa décision d’envoyer les cervidés en captivité sur ce document pourtant inexistant.

     

    Dans une brève réponse transmise jeudi par courriel, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a finalement indiqué qu’une étude sera menée sur la viabilité des derniers caribous de la région de Val-d’Or, une harde au seuil de l’extinction.

     

    « Un rapport sera disponible plus tard cette année, lequel contiendra des informations sur la population, l’habitat et les éléments socioéconomiques », a simplement fait savoir le porte-parole du ministère, Sylvain Carrier. Appelé à préciser la teneur de cette étude, il a ajouté que « des analyses complémentaires seront effectuées ».

     

    Le gouvernement a donc finalement accepté de mener une étude pour statuer sur la possibilité, ou non, de sauver ce groupe de caribous, qui ne compte plus qu’une quinzaine d’individus.

     

    Changement de cap

     

    Il s’agit d’un changement de cap majeur par rapport à la position défendue pendant plusieurs semaines par le cabinet du ministre Luc Blanchette. Tout en refusant de fournir les documents sur lesquels il appuyait sa décision de transférer les caribous en captivité, le cabinet a dit à plusieurs reprises que ceux-ci étaient des « documents internes ».

     

    En annonçant l’annulation du déménagement au zoo de Saint-Félicien, mardi, le ministre a finalement admis que son ministère n’a jamais mené d’étude scientifique avant de prendre sa décision.

     

    « Le mot “étude” est assurément trop fort, a-t-il dit. J’ai utilisé le terme “étude”, mais il s’agissait de six scénarios dans un document interne de travail », a précisé le ministre, soulignant que ces scénarios devaient « inspirer » le gouvernement « en vue d’une décision ».

     

    Étude nécessaire

     

    Des groupes environnementaux, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, mais aussi des experts de l’espèce réclamaient la réalisation d’une telle étude depuis que le gouvernement avait annoncé, en avril, la décision de transférer les animaux au zoo de Saint-Félicien.

     

    Le biologiste Martin-Hugues St-Laurent, qui a lui-même piloté une étude de viabilité sur les caribous de la Gaspésie, estime que la réalisation d’une étude scientifique est une étape essentielle pour évaluer la situation. « Il est difficile de dire s’il y a quelque chose à faire avec ces caribous. Sans analyse de viabilité, il est impossible de dire que la harde est condamnée. »

     

    Il croit qu’il serait important d’évaluer les effets d’une restauration de l’habitat très perturbé des caribous de la région, mais aussi les enjeux, comme « le contrôle des prédateurs et la reproduction assistée ». « À la lumière des résultats, on peut ensuite mettre en place les mesures des meilleurs scénarios. »













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