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    Élimination du budget de protection des Grands Lacs: Trump revient à la charge

    L’homme à la tête de l’EPA, le climatonégationniste Scott Pruitt, a défendu le budget présenté mardi, soulignant que celui-ci <em>«respecte»</em> la capacité de payer des citoyens américains.
    Photo: Scott Olson Archives Getty Images North America / AFP L’homme à la tête de l’EPA, le climatonégationniste Scott Pruitt, a défendu le budget présenté mardi, soulignant que celui-ci «respecte» la capacité de payer des citoyens américains.

    Le gouvernement Trump persiste et signe. Après avoir vu le Congrès prolonger le financement du programme de restauration des Grands Lacs, le président a réaffirmé son intention d’y mettre un terme, dans le cadre du budget présenté mardi. Un document qui met la hache dans l’enveloppe prévue pour la protection de l’environnement aux États-Unis.

     

    Le programme de restauration des Grands Lacs, mis sur pied en 2010, devait bénéficier d’un financement assuré de 300 millions de dollars par année, et ce, au cours des cinq prochaines années. Cela équivaut à une enveloppe totale de 1,5 milliard de dollars.

     

    Cette initiative environnementale, défendue des deux côtés de la frontière, est financée à même les fonds de l’Agence de protection de l’environnement (EPA). Elle est destinée à améliorer la santé des cinq Grands Lacs, un écosystème qui draine à lui seul 18 % des réserves mondiales d’eau douce.

     

    Malgré l’importance de ce programme de restauration, le gouvernement Trump avait annoncé en mars son intention d’y mettre un terme. Une décision qui s’est heurtée à l’opposition du Congrès, qui a prolongé le financement du programme pour l’année en cours. Une décision qui avait été saluée par le gouvernement Couillard et le gouvernement Trudeau.

     

    Suppressions environnementales

     

    Les élus canadiens ont peut-être crié victoire un peu trop rapidement, puisque le budget présenté mardi au nom du président Donald Trump prévoit bel et bien l’élimination des mesures de restaurations des Grands Lacs, dont 30 millions de personnes dépendent pour leur approvisionnement en eau.

     

    Cette suppression d’une mesure majeure s’inscrit dans une vague de compressions qui frappe très largement le domaine environnemental, en raison de la réduction proposée de 31 % du budget de l’EPA, en quelque sorte l’équivalent américain du ministère de l’Environnement.

     

    Les compressions majeures imposées par le président Trump pourraient ainsi mener à la suppression de la Commission des mammifères marins, l’organisme chargé de la protection de ces espèces dans les eaux américaines depuis les années 1970. Des mesures portant sur la décontamination risquent aussi de passer à la trappe.

     

    L’homme à la tête de l’EPA, le climatonégationniste Scott Pruitt, a défendu le budget présenté mardi, soulignant que celui-ci « respecte » la capacité de payer des citoyens américains. Avant d’être nommé à la direction de l’Agence de protection de l’environnement, M. Pruitt a mené des batailles contre les réglementations environnementales mises en place par l’EPA.

     

    Dépenses militaires

     

    Bâti sur une hypothèse de croissance optimiste (3 %), ce projet de budget prévoit globalement une hausse de 10 % des dépenses militaires sur un an, à 574,5 milliards, et 2,6 milliards de dollars supplémentaires pour la protection des frontières. L’administration entend plus précisément consacrer 1,6 milliard de dollars à la construction du mur que le président Trump veut ériger le long de la frontière américano-mexicaine.

     

    Sur les dix prochaines années, Washington veut ainsi économiser 1700 milliards de dollars en réduisant de 800 milliards le programme d’accès aux soins des plus pauvres (Medicaid) et en baissant les dotations sur les coupons alimentaires (-193 milliards).

     

    Ce budget 2018, qui sera âprement débattu au Congrès, est censé financer l’État fédéral après la fin de l’exercice 2017, fin septembre.

     

    Avec l’Agence France-Presse













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