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    Économie

    La saison agricole retardée par l’eau

    Des maisons inondées près de Rigaud
    Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Des maisons inondées près de Rigaud

    Les inondations qui frappent le Québec n’ont pas provoqué d’importants dégâts chez les agriculteurs, mais ceux-ci n’en subissent pas moins les contrecoups des précipitations exceptionnellement abondantes des dernières semaines. Une situation qui devrait affecter les rendements de cette année.

     

    Pour le directeur général des Producteurs de grains du Québec, Benoit Legault, il est évident que la saison agricole 2017 accuse déjà un retard important par rapport à la normale. Mais celui-ci n’est, pour l’essentiel, pas provoqué par les inondations printanières.

     

    « Ce qui nous touche le plus, ce sont les précipitations anormalement élevées de mars et d’avril, mais aussi le fait que ça semble vouloir se poursuivre en mai », a-t-il expliqué mardi.

     

    Ces pluies abondantes et incessantes ont littéralement saturé d’eau des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles. Une situation qui force les producteurs de grains — qui représentent la vaste majorité des terres cultivées — à attendre avant d’entamer les travaux de l’année, dont l’épandage d’engrais et les semences.

     

    Ces retards seront d’ailleurs difficiles à rattraper, selon M. Legault, en raison des températures froides et du manque d’ensoleillement.

     

    Les producteurs espèrent donc que la saison estivale sera plus clémente, mais aussi que les températures froides de l’automne tarderont à se manifester. Mais quoi qu’il advienne, M. Legault ne prévoit pas de « récoltes exceptionnelles » cette année, contrairement aux années 2015 et 2016.

     

    Érosion

     

    Du côté de l’Union des producteurs agricoles (UPA), on ne constate par ailleurs pas de situations catastrophiques dans les régions touchées par les inondations.

     

    « On ne nous rapporte rien de catastrophique, comme des troupeaux déplacés ou plusieurs fermes enclavées », a fait valoir Nathalie Villeneuve, de la Fédération Outaouais-Laurentides.

     

    Elle a toutefois souligné qu’il faudra attendre avant de pouvoir évaluer les impacts précis des inondations sur certains champs affectés. De telles inondations peuvent en effet provoquer de l’érosion, en plus des retards importants dans la saison des cultures.

     

    Dans d’autres cas, des établissements agricoles ont néanmoins été menacés par la crue des eaux. C’est notamment le cas dans la région de Berthierville, où des terres agricoles sont sous l’eau en quasi-totalité.













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