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    Des milliards qui réjouissent les environnementalistes

    <p>Plus de 9 milliards iront directement aux provinces pour des projets qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, pour l’adaptation aux bouleversements climatiques, pour la protection de l’eau et pour le développement de réseaux électriques.</p>
    Photo: Agence France-Presse

    Plus de 9 milliards iront directement aux provinces pour des projets qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, pour l’adaptation aux bouleversements climatiques, pour la protection de l’eau et pour le développement de réseaux électriques.

    Après les tractations politiques avec les provinces, l’heure est à la mise en oeuvre du plan climatique canadien, selon ce qui se dégage de ce deuxième budget Trudeau. Un document bien accueilli par les groupes environnementaux, qui ont néanmoins rappelé qu’Ottawa subventionne toujours généreusement le secteur des énergies fossiles.

     

    Élément central du plan libéral « pour une croissance propre », le document présenté mercredi confirme l’intention du gouvernement d’investir 21,9 milliards de dollars sur 11 ans dans « l’infrastructure verte », qui doit servir au financement d’initiatives qui s’inscrivent notamment dans le plan de lutte contre les changements climatiques.

     

    De ce montant, 9,2 milliards iront directement aux provinces pour des projets qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, pour l’adaptation aux bouleversements climatiques, pour la protection de l’eau et pour le développement de réseaux électriques.

     

    En plus d’un autre montant de 5 milliards mis à la disposition de la Banque de l’infrastructure, le fédéral entend financer, à hauteur de 640 millions, toute une série de programmes technologiques liés aux énergies renouvelables.

     

    Le gouvernement revoit cependant l’échéancier pour le financement du « Fonds pour une économie à faibles émissions de carbone ». Selon le budget 2016, cette enveloppe devait être dépensée en deux ans.

     

    On prévoit maintenant qu’elle sera étalée sur cinq ans, « à la suite de discussions avec les provinces et territoires ».

     

    Adaptation

     

    Plus que jamais, le gouvernement canadien semble prendre la mesure des efforts qui devront être faits pour s’adapter aux impacts inévitables des changements climatiques, dont les effets se font déjà sentir.

     

    Une enveloppe de 260 millions est prévue pour les cinq prochaines années, surtout pour mieux comprendre « les risques » associés à ces bouleversements, notamment dans les régions nordiques. Cet investissement suit celui de 129,5 millions inscrit dans le budget 2016.

     

    Parmi les mesures prévues directement pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles, ce budget accorde 56,9 millions à Transports Canada, dans le but d’« élaborer des règlements sur les gaz à effet de serre dans les secteurs maritime, ferroviaire, aérien et des automobiles ».

     

    Une série de mesures pour réduire la dépendance de communautés nordiques au diesel devraient bénéficier de plus de 641 millions sur quatre ans.

     

    Fossiles

     

    Les groupes environnementaux ont bien accueilli ce second budget de l’ère Trudeau. « Il s’agit du budget de la mise en oeuvre » du plan climatique, a résumé Steven Guilbeault, directeur principal chez Équiterre. Il demeure toutefois préoccupé par le manque de détails et de critères quant à la façon dont certains fonds seront dépensés.

     

    Surtout, le groupe écologiste critique l’absence de mesures significatives pour réduire les subventions accordées par le Canada aux entreprises du secteur des énergies fossiles. Le budget 2017 comprend seulement la réduction de certaines déductions fiscales. Mais dans l’ensemble, le gouvernement maintient l’essentiel de son soutien à une industrie qui est aussi le moteur de la croissance des émissions de gaz à effet de serre au pays.

     

    Dans un rapport publié plus tôt cette semaine, l’Agence internationale de l’énergie a souligné l’importance d’éliminer les subventions aux énergies fossiles. Le gouvernement Trudeau a promis de le faire, mais le budget 2017 n’offre pas d’échéancier précis.

    Des millions pour la carpe Le gouvernement canadien entend injecter 43,8 millions de dollars sur cinq ans afin de « poursuivre et élargir » la lutte contre les espèces aquatiques envahissantes. La carpe asiatique est évidemment en tête de liste, puisque cette espèce particulièrement dangereuse pour les écosystèmes est déjà présente dans les Grands Lacs et dans le fleuve Saint-Laurent. Une autre enveloppe de 70,5 millions sur cinq ans est prévue pour la protection de l’eau, dont celle des Grands Lacs, dans un contexte où le président Donald Trump compte éliminer le programme américain de restauration de ces cours d’eau.












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