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    Les phénomènes climatiques extrêmes continueront en 2017, avertit l’ONU

    20 mars 2017 | Agnes Pedrero - Agence France-Presse à Genève | Actualités sur l'environnement
    Au moins trois fois à ce jour cet hiver, l’Arctique a connu l’équivalent polaire d’une vague de chaleur, selon l’Organisation météorologique mondiale. 
    Photo: Evan Vucci Pool Associated Press Au moins trois fois à ce jour cet hiver, l’Arctique a connu l’équivalent polaire d’une vague de chaleur, selon l’Organisation météorologique mondiale. 

    Les conditions météorologiques et climatiques extrêmes se poursuivent en 2017, a averti l’ONU mardi, après une année 2016 où la température moyenne a atteint un record, la banquise s’est fortement réduite, le niveau de la mer a continué à augmenter et les océans à se réchauffer.

     

    L’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence spécialisée de l’ONU, a publié sa déclaration annuelle sur l’état du climat mondial en prévision de la Journée météorologique mondiale, organisée le 23 mars.

     

    « Ce compte rendu confirme que l’année 2016 est la plus chaude jamais enregistrée : la hausse de la température par rapport à l’époque préindustrielle atteint, chose remarquable, 1,1°C, soit 0,06°C de plus que le record précédent établi en 2015 », a souligné le Secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, dans un communiqué.

     

    En territoire inconnu

     

    D’après l’OMM, les « phénomènes extrêmes » sont « toujours d’actualité en 2017 », et même pire : « Des études nouvellement publiées […] donnent à penser que le réchauffement des océans pourrait être encore plus prononcé qu’on ne le croyait. »

     

    Les données provisoires dont dispose l’ONU révèlent que le rythme d’accroissement des concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) n’a aucunement ralenti.

     

    « Alors même que le puissant Niño de 2016 s’est dissipé, nous assistons aujourd’hui à d’autres bouleversements dans le monde que nous sommes bien en peine d’élucider : nous touchons ici aux limites de notre savoir scientifique concernant le climat et nous avançons maintenant en territoire inconnu », a souligné le directeur du Programme mondial de recherche sur le climat, David Carlson.

     

    Le phénomène El Niño, qui se produit tous les 4 ou 5 ans avec une intensité variable, se traduit par une hausse de la température de l’océan Pacifique, ce qui provoque des sécheresses et des précipitations supérieures à la normale. Le phénomène atteint en général son intensité maximale vers la fin de l’année, d’où son nom El Niño, qui signifie l’enfant Jésus en espagnol.

     

    Chaleur en Arctique

     

    Au moins trois fois à ce jour cet hiver, l’Arctique a connu l’équivalent polaire d’une vague de chaleur, selon l’OMM, qui note que même au coeur de l’hiver arctique, il y a eu des jours où l’on était proche du dégel.

     

    D’après les conclusions des chercheurs, les changements observés dans l’Arctique et la fonte de la banquise entraînent, à plus grande échelle, une modification des régimes de circulation océanique et atmosphérique, ce qui se répercute sur les conditions météorologiques dans d’autres régions du monde.

     

    Ainsi, des régions comme le Canada et une grande partie des États-Unis ont été gratifiées d’une météo inhabituellement clémente alors que d’autres, dans la péninsule arabique et en Afrique du Nord par exemple, ont enregistré début 2017 des températures anormalement basses.

     

    En 2016, les températures de surface de la mer ont été les plus élevées jamais constatées. En outre, la hausse du niveau moyen de la mer s’est poursuivie et l’étendue de la banquise arctique a été bien inférieure à la normale la majeure partie de l’année.

     

    « Les concentrations de CO2 dans l’atmosphère ne cessent de battre de nouveaux records, ce qui atteste de plus en plus clairement de l’influence des activités humaines sur le système climatique », s’est inquiété M. Taalas.













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