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    Ultime effort pour sauver le cétacé le plus menacé de la planète

    Des dauphins seraient utilisés pour capturer les marsouins vaquita

    Il ne resterait plus qu’une soixantaine de marsouins vaquita, peut-être moins, vivant dans le golfe de Californie.
    Photo: Chris Johnson, earthOCEAN/Associated Press Il ne resterait plus qu’une soixantaine de marsouins vaquita, peut-être moins, vivant dans le golfe de Californie.

    Opération de sauvetage très risquée en vue au Mexique. La marine américaine songe à utiliser des dauphins entraînés pour localiser les derniers marsouins vaquita, pour ensuite les capturer. Grâce à ce plan inédit, on espère sauver de l’extinction l’espèce de cétacés la plus menacée de la planète.

     

    Le marsouin vaquita, aussi appelé marsouin du golfe de Californie, vit uniquement dans cette région maritime située au Mexique. Il s’agit de l’espèce de cétacé la plus menacée sur terre, puisqu’on retrouverait aujourd’hui moins d’une soixantaine de ces marsouins dans les eaux de la côte ouest du pays.

     

    Le petit cétacé, qui mesure tout au plus 1,5 mètre, a été décimé par les filets de pêche utilisés illégalement pour capturer certaines espèces de poissons prisées en Chine, notamment pour leur vessie. Des filets qui tuent chaque année des milliers d’autres animaux et contre lesquels le Mexique peine à agir.

     

    Utilisation de dauphins

     

    Devenu un symbole international du déclin de plusieurs espèces de mammifères marins, le marsouin vaquita fait toutefois l’objet d’un programme international qui vise à sauver l’espèce avant son extinction. Celle-ci pourrait survenir dès 2022 si la tendance actuelle se maintient, selon les estimations du Comité international pour le rétablissement du vaquita.

     

    Dans un ultime effort pour tenter d’éviter cette disparition, la marine américaine envisage maintenant d’utiliser des dauphins. Ces animaux dotés de radars naturels exceptionnels sont spécialement entraînés par l’armée, notamment pour localiser des mines sous-marines.

     

    Le projet de la marine, qui est toujours en évaluation, consisterait à relâcher des dauphins, qui pourraient ensuite localiser les marsouins vaquita et signaler leur présence, de façon à permettre leur capture. On espère ensuite relâcher les animaux dans des zones intégralement protégées, ou alors dans de vastes enclos flottants, de façon à ce qu’ils puissent survivre et éventuellement se reproduire.

     

     

    Opération risquée

     

    Le hic, c’est qu’une telle opération est aussi complexe que risquée. L’espèce, relativement méconnue, n’a jamais été capturée, ni conservée en captivité. On ignore par exemple si le stress engendré chez les marsouins pourrait leur être fatal, ce qui s’est déjà vu chez d’autres cétacés.

     

    La décision de lancer ou non cette opération de sauvetage sans précédent devrait être prise ce printemps. Mais déjà l’idée a suscité des critiques, notamment en raison des risques pour les derniers marsouins vaquita.

     

    Les partisans du plan de sauvetage espèrent toutefois éviter le sort réservé au dauphin blanc du Yangtsé, une espèce de cétacé réputée « éteinte » depuis 2007.

     

    Plusieurs espèces de cétacés subissent actuellement des déclins marqués en raison des empêtrements dans les engins de pêche, de la pollution provoquée par l’activité humaine, de la croissance du trafic maritime et de la diminution des ressources alimentaires dans les milieux marins de la planète.

     

    La chasse commerciale menée pendant des siècles a aussi exterminé la majorité des grands cétacés de la planète. Les effectifs de certaines de ces espèces, dont plusieurs nagent dans les eaux canadiennes, sont toujours à des niveaux très bas, malgré l’arrêt de la chasse.

    Il ne resterait plus qu’une soixantaine de marsouins vaquita, peut-être moins, vivant dans le golfe de Californie. Le marsouin vaquita, qui vit uniquement dans le golfe de Californie, a été décimé par les filets de pêche utilisés illégalement pour capturer certaines espèces de poissons prisées en Chine.












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