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    Hydro-Québec fait la lumière sur les GES

    16 décembre 2016 | Alain Tremblay - Conseiller Environnement et Milieux aquatiques chez Hydro-Québec et Ph. D. en sciences de l’environnement | Actualités sur l'environnement
    Selon Hydro-Québec, l’eau dans ses réservoirs est froide et bien oxygénée, ce qui ne favorise pas la formation de méthane. Sur la photo : la centrale René-Lévesque, sur la Côte-Nord.
    Photo: Hydro-Québec Selon Hydro-Québec, l’eau dans ses réservoirs est froide et bien oxygénée, ce qui ne favorise pas la formation de méthane. Sur la photo : la centrale René-Lévesque, sur la Côte-Nord.

    Hydro-Québec tient à corriger certaines affirmations présentées dans la lettre d’opinion intitulée « La réduction de GES nous mènera-t-elle vers la Grande Noirceur ? » rédigée par Alexandre Joly de la Fondation Rivières (Le Devoir, 9 décembre 2016).

     

    Monsieur Joly avance que la construction de barrages hydroélectriques produit de grandes quantités de GES lorsque la matière végétale présente sur le territoire se décompose. Clarifions les faits : dans nos régions boréales, il y a moins de matière végétale présente, donc moins de décomposition et moins de GES ; c’est pour cette raison que les réservoirs en milieu boréal ont des émissions de GES de loin plus faibles que ceux en milieu tropical. Pour ce qui est du méthane, encore là, il est faux d’affirmer que les réservoirs d’Hydro-Québec en émettent de grandes quantités. En raison de notre positionnement géographique avantageux, l’eau dans nos réservoirs est froide et bien oxygénée, ce qui ne favorise pas la formation de méthane. Ainsi, en l’espace de moins d’une dizaine d’années, les émissions de GES à partir de nos réservoirs diminuent graduellement pour s’établir au niveau de celles des rivières et des lacs environnants.

     

    Hydro-Québec encourage l’efficacité énergétique, et les Québécois ont grandement amélioré leur performance en la matière. Mais nous aurons toujours besoin d’énergie pour les besoins de nos maisons, nos institutions et nos entreprises. Toute production énergétique a une empreinte carbonique. C’est incontestable. Cependant, les aménagements hydroélectriques au Québec émettent en moyenne 50 fois moins de GES que les centrales au gaz naturel, et environ 70 fois moins que les centrales au charbon.

     

    En terminant, le représentant de Fondation Rivières fait fausse route dans sa présentation du coût de production du chantier de la Romaine. Largement supérieur à 10,1 ¢/kWh ? Pas du tout. Il est plutôt de 6,0 ¢/kWh. Et ce prix inclut bel et bien le coût de transport. Soulignons que ce projet est entièrement financé par Hydro-Québec. Il est très rentable et continuera de l’être pour des générations à venir.

     

    N’oublions pas, enfin, que la Romaine et les autres installations et activités d’Hydro-Québec ont permis de contribuer un total de près de 3,5 milliards de dollars aux finances du Québec en 2015. Ces données sont présentées noir sur blanc dans le dernier rapport annuel de la société d’État. On peut retrouver ce document sur notre site Internet. Et pour les responsables de recherche scientifique, qui voudront assurément creuser un peu plus loin, nous avons aussi mis en ligne de multiples études sur les GES, publiées par des chercheurs de notoriété internationale.













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