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    Énergie Est

    TransCanada a commencé ses relevés sismiques dans le Saint-Laurent

    La raffinerie Valero, à Lévis, doit être un client du pipeline Énergie Est. On ne sait toutefois pas combien de pétrole serait destiné à cette usine chaque jour.
    Photo: Alexandre Shields Le Devoir La raffinerie Valero, à Lévis, doit être un client du pipeline Énergie Est. On ne sait toutefois pas combien de pétrole serait destiné à cette usine chaque jour.

    TransCanada vient d’entamer ses relevés sismiques dans le fleuve Saint-Laurent, dans le but de préciser comment se fera la plus longue traversée de cours d’eau de tout le projet Énergie Est. Mais selon le calendrier actuel de l’évaluation québécoise du pipeline, les audiences du BAPE pourraient débuter avant que ces informations soient publiées.

     

    Le porte-parole de TransCanada, Tim Duboyce, a confirmé mardi au Devoir que l’entreprise a commencé ses relevés sismiques, des « travaux préliminaires » à la construction du pipeline Énergie Est. Ces opérations, qui toucheront le milieu marin sur une distance de 3,5 kilomètres, doivent être terminées d’ici le 3 novembre, selon le certificat d’autorisation délivré au nom du ministre de l’Environnement, David Heurtel.

     

    « L’objectif de ces travaux géophysiques est d’évaluer la composition du lit des cours d’eau pour que nous puissions concevoir des franchissementsqui seront les plus sécuritaires et écologiques possible, a fait valoir M. Duboyce. La sécurité et la protection de l’environnement sont nos principales préoccupations lorsqu’il s’agit de franchissements de cours d’eau. Pour y parvenir, nous devons procéder aux sondages géophysiques appropriés. »

     

    Réserve naturelle

     

    Même si le pipeline doit traverser la réserve naturelle des Battures-de-Saint-Augustin-de-Desmaures avant de franchir le fleuve, TransCanada « évitera d’effectuer des travaux géophysiques à l’intérieur » des limites de cette réserve, a précisé le porte-parole de pétrolière.

     

    « Des bouées seront installées aux limites de la réserve naturelle des battures afin de nous assurer que notre équipe ne franchisse pas cette zone protégée en bateau », a-t-il ajouté. Le certificat d’autorisation délivré par Québec indique cependant que TransCanada peut utiliser des « explosifs » pour mener ses relevés sismiques « dans le marécage riverain de Saint-Augustin-de-Desmaures ».

     

    Le maire de Saint-Augustin-de-Desmaures, Sylvain Juneau, s’oppose à ces travaux, mais aussi au passage du pipeline sur le territoire de sa municipalité. Le conseil municipal est d’ailleurs « unanime dans son opposition » à Énergie Est, a-t-il fait valoir mardi. « Même s’ils nous offrent des millions de dollars, nous n’en voulons pas. » Il a ainsi rappelé que ce tuyau d’un mètre de diamètre doit notamment traverser des zones agricoles et des zones aquifères.

     

    BAPE à venir

     

    Par ailleurs, Tim Duboyce n’a pas été en mesure de préciser quand les citoyens pourront prendre connaissance des détails concernant la traversée du fleuve. « Nous allons faire un rapport avec les données cueillies pendant cet exercice. Nous allons fournir ce rapport le plus rapidement possible, mais je n’ai pas de date précise à signaler », a-t-il expliqué.

     

    Selon le calendrier des travaux rendu public par Québec, les audiences publiques du BAPE pourraient avoir lieu en octobre, ce qui signifie que les informations ne seraient vraisemblablement pas disponibles avant le début des audiences. Quant au rapport du BAPE, il doit être terminé pour février 2017.

     

    Ce « processus accéléré » pour l’évaluation du Québec a été mis en place pour s’arrimer au calendrier de l’Office national de l’énergie. Or ce processus est actuellement stoppé, en raison de la récusation des commissaires qui menaient l’étude d’Énergie Est.

     

    Dans ce contexte, est-ce que Québec pourrait reporter les audiences publiques de façon à attendre d’obtenir les informations de TransCanada concernant la traversée du fleuve ? « Le Québec applique rigoureusement le processus d’évaluation environnementale prévu dans la Loi sur la qualité de l’environnement. L’analyse complète par le ministère de l’étude d’impact déposée par TransCanada suit son cours et prendra le temps nécessaire », a simplement répondu le cabinet du ministre Heurtel.













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