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    Énergie Est : il est temps de lancer un nouveau processus d’examen, affirme Leitão

    Le ministre Leitão a rappelé que le pipeline d’exportation <em>« doit traverser les sources d’eau de trois millions de personnes »</em> au Québec.
    Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre Leitão a rappelé que le pipeline d’exportation « doit traverser les sources d’eau de trois millions de personnes » au Québec.

    Le ministre de Finances Carlos Leitão laisse entendre que l’évaluation fédérale du pipeline Énergie Est devrait être reprise depuis le début, de façon à ce que tous les enjeux liés au projet de TransCanada soient étudiés de façon rigoureuse.

     

    « Je crois qu’il est peut-être temps de prendre une petite pause et de relancer [l’évaluation] de façon à ce qu’on puisse suivre le processus régulier afin de nous assurer que nous regardons tous les enjeux », a-t-il fait valoir dans le cadre d’un entretien au Wall Street Journal.

     

    À titre d’exemple, le ministre a rappelé que le pipeline d’exportation « doit traverser les sources d’eau de trois millions de personnes » au Québec. « Ces enjeux ne peuvent pas être traités de façon cavalière et vous devez vous assurer que vous regardez tous les enjeux de sécurité » liés au pipeline de la pétrolière albertaine.

     

    BAPE à venir

     

    Malgré l’arrêt du processus d’évaluation de l’Office national de l’énergie, le gouvernement Couillard a décidé de poursuivre le « processus accéléré » d’examen du projet de TransCanada sous l’égide du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

     

    Selon le calendrier fixé par le gouvernement Couillard, en collaboration avec TransCanada, les audiences du BAPE doivent débuter en octobre, pour un rapport qui doit être terminé au plus tard en février 2017.

     

    L’étude d’impact déposée par la pétrolière est cependant toujours en analyse au ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. Qui plus est, des travaux « préliminaires » prévus par TransCanada n’ont pas encore été réalisés, dont ceux permettant de préciser la façon dont le pipeline traversera le fleuve Saint-Laurent.

     

    Processus retardé

     

    TransCanada espère débuter la construction d’Énergie Est dès 2018, après avoir reçu le feu vert du gouvernement fédéral, sous pression pour accepter la construction du plus important pipeline en Amérique du Nord. Le pipeline serait en fonction dès 2020 ou 2021.

     

    Le ministre canadien des Ressources naturelles Jim Carr a cependant affirmé mardi que le processus d’évaluation du fédéral pourrait être retardé, en raison de la récusation vendredi dernier des trois commissaires qui dirigeaient l’audience sur Énergie Est.

     

    Énergie Est doit transporter chaque jour 1,1 million de barils de pétrole brut des sables bitumineux et de pétrole de schiste importé du Dakota du Nord. Il doit traverser 860 cours d’eau au Québec, mais aussi le territoire de 65 municipalités et plusieurs terres situées en milieu agricole.

     

    Selon les données actuellement disponibles, plus de 80 % du pétrole transporté quotidiennement sera directement destiné à l’exportation, notamment vers les États-Unis, l’Europe et l’Inde.













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