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    La Société des traversiers veut forer dans l’habitat du béluga

    Les travaux dans l’embouchure du fjord du Saguenay pourraient débuter en mars 2017

    La Société des traversiers du Québec (STQ) souhaite construire une infrastructure « pour l’accostage sécuritaire » des nouveaux bateaux qui feront la navette entre les deux rives du fjord.
    Photo: Getty Images La Société des traversiers du Québec (STQ) souhaite construire une infrastructure « pour l’accostage sécuritaire » des nouveaux bateaux qui feront la navette entre les deux rives du fjord.

    La Société des traversiers du Québec compte mener quatre mois de travaux industriels dans l’embouchure du fjord du Saguenay, habitat critique du béluga, dans le but d’installer les infrastructures nécessaires pour accueillir de plus gros traversiers. Des opérations qui pourraient avoir des impacts sur les mammifères marins.

     

    La traversée entre Baie-Sainte-Catherine et Tadoussac doit accueillir prochainement de nouveaux navires plus rapides et dotés d’une plus grosse capacité de transport de véhicules, dans un contexte de croissance de l’achalandage dans la région.

     

    La Société des traversiers du Québec (STQ) souhaite donc construire une infrastructure « pour l’accostage sécuritaire » des nouveaux bateaux qui feront la navette entre les deux rives du fjord. Celle-ci doit être aménagée sur la rive est, à l’aide de pieux enfoncés dans le roc.

     

    Selon la STQ, « cette option serait la moins coûteuse, aurait le plus faible empiétement sur le milieu aquatique et requerrait le moins de matériaux ».

     

    L’installation de l’infrastructure nécessiterait tout de même le fonçage de pieux, le forage du roc ainsi que le bétonnage des pieux et de la plateforme. Une barge serait d’ailleurs utilisée pour la manutention des matériaux et le fonçage des pieux.

     

    Selon le calendrier établi par la STQ, qui est sous la responsabilité du ministère des Transports, les travaux débuteraient au plus tôt en mars 2017, se dérouleraient 24 heures par jour, du lundi au vendredi, pour une période de quatre mois.

     

    Cela signifie que les travaux seront menés alors que les bélugas, et notamment les femelles accompagnées de juvéniles, sont très présents dans cet habitat essentiel pour l’espèce.

     

    Impacts négatifs

     

    Selon l’étude d’impact menée en 2015 par la firme Roche et que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) vient de rendre publique, ces travaux pourraient bien nuire aux cétacés. Il faut dire que les bélugas remontent et descendent le Saguenay sur une base quotidienne, franchissant chaque fois le secteur des traversiers.

     

    Le résumé publié sur le site du BAPE souligne ainsi que les travaux de fonçage et de forage pourraient faire « subir des impacts physiologiques et comportementaux » à ces animaux en voie de disparition.

     

    On promet toutefois de réduire les impacts sur les cétacés en mettant en place « un rideau de bulles d’air » afin de « confiner la zone des travaux et d’atténuer les bruits qui seront émis au milieu marin ».

     

    Quant à l’exploitation des nouvelles infrastructures, qui accueilleront des navires plus gros, l’étude indique que « le va-et-vient des bateaux est susceptible d’effrayer les mammifères marins ». Mais comme le « dérangement » est déjà constant dans le secteur, on juge que « cet impact est jugé non significatif ».

     

    Le BAPE tiendra une séance d’information la semaine prochaine à Tadoussac. Des audiences pourraient suivre dans les prochains mois.
     

    Consultez la carte de l'habitat critique du béluga












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