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    Voitures électriques

    Hydro-Québec dit pouvoir répondre à la demande

    Le nombre de bornes de recharge doit passer de 624 à 2500 d’ici 2020

    Le président-directeur général d’Hydro-Québec, Éric Martel, et le ministre de l’Énergie, Pierre Arcand, ont annoncé lundi l’implantation de 22 nouvelles bornes de recharge de Circuit électrique dans la région d’Ottawa.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le président-directeur général d’Hydro-Québec, Éric Martel, et le ministre de l’Énergie, Pierre Arcand, ont annoncé lundi l’implantation de 22 nouvelles bornes de recharge de Circuit électrique dans la région d’Ottawa.

    Le Circuit électrique, filiale d’Hydro-Québec, estime qu’il sera en mesure de répondre à la demande de bornes de recharge en raison de la croissance du parc de voitures électriques au Québec, alors que le gouvernement espère voir leur nombre multiplié par 10 d’ici 2020. Mais les investissements publics dans cette filière ne seraient pas les plus efficaces pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, estime un expert en énergie.

     

    Le président-directeur général d’Hydro-Québec, Éric Martel, et le ministre de l’Énergie, Pierre Arcand, ont annoncé lundi l’implantation de 22 nouvelles bornes de recharge de Circuit électrique dans la région d’Ottawa, une première en Ontario.

     

    Cette annonce a été l’occasion pour le gouvernement Couillard de réitérer son intention de miser sur l’électrification des transports. « La mise en place de bornes de recharge le long de corridors routiers est un argument qui convaincra les futurs acheteurs de véhicules électriques et les confortera dans leur choix », a d’ailleurs affirmé le ministre des Transports Jacques Daoust.

     

    Selon ce qui a été précisé, Québec espère toujours que 100 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables rouleront sur les routes de la province d’ici 2020, contre 10 000 à l’heure actuelle.

     

    Cet objectif ambitieux devra aller de pair avec la croissance de l’offre de recharge. Selon le porte-parole d’Hydro-Québec pour le Circuit électrique, Louis-Olivier Batty, l’offre de bornes devrait être au rendez-vous. « Nous voulons être en phase avec les besoins » du marché, a-t-il dit, et « les données nous démontrent que le réseau se développe à un niveau tout à fait satisfaisant ».

     

    Si le réseau compte actuellement 624 bornes, leur nombre doit passer à 2500 d’ici 2020, a précisé M. Batty. Beaucoup de ces bornes sont installées sur le terrain de partenaires privés, comme les rôtisseries St-Hubert, Rona ou encore Métro. Il est maintenant question de « densification » du réseau au cours des prochaines années, mais aussi d’accroître le nombre de bornes de « recharge rapide ». Celles-ci permettent de recharger une voiture en 20 à 60 minutes, selon les conditions.

     

    Inefficace

     

    Pour l’ex-coprésident de la Commission sur les enjeux énergétiques, Normand Mousseau, la décision de financer à même les fonds publics l’achat de véhicules électriques ne serait toutefois pas la mesure « la plus efficace ».

     

    Premièrement, a-t-il rappelé, le parc automobile du Québec devrait croître de plus de 300 000 véhicules d’ici 2020, et ainsi avoisiner le cap des cinq millions. Dans ce contexte, les voitures électriques continueront de représenter une faible part du total.

     

    Qui plus est, le fait d’offrir une subvention pouvant atteindre 8000 $ aux acheteurs de véhicules électriques signifie que des fonds publics « sortent de l’économie québécoise sans aucune contrepartie pour le Québec, parce que les voitures sont fabriquées à l’étranger ».

     

    M. Mousseau estime donc qu’il faudrait plutôt miser en priorité sur d’autres mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. « Le développement de solutions pour un virage vers l’hydroélectricité pour le chauffage commercial et institutionnel, par exemple, serait intéressant. Non seulement les investissements demeureraient au Québec, mais on pourrait aussi exporter nos technologies. »

     

    Si le gouvernement tient absolument à investir dans le secteur des transports, Normand Mousseau croit qu’il devrait prioriser le « transport en commun », notamment le développement des réseaux interrégionaux délaissés au cours des dernières années. « Cela permettrait de réduire l’utilisation de la voiture, tout en transformant les habitudes. Et le jour où on électrifiera les autobus, les gens auront déjà pris l’habitude de les utiliser. »













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