Un accord obtenu à l'arraché
La déclaration conjointe prévoit de réunir 20 milliards pour contrer la prolifération des armes de destruction massive
Calgary — Les pays du G8 en sont venus à un accord pour contrer la prolifération d'armes de destruction massive et aider au démantèlement des arsenaux existants, en particulier en Russie et dans les anciennes républiques soviétiques.
Cet accord qui fait l'objet de pourparlers depuis des mois représente l'essentiel des conclusions du Sommet de Kananaskis dans le dossier de la prévention du terrorisme. Un autre accord sur la sécurité dans les transports, de nature assez technique, a aussi été conclu.
Le premier ministre Jean Chrétien a avoué hier qu'il y a seulement cinq jours, il croyait encore impossible la conclusion de ce «partenariat mondial du G8 contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes». L'accord n'est d'ailleurs «pas parfait», a-t-il confié. Il ne prévoit pas, comme dans le cas des autres armes, l'élimination des armes biologiques.
De toute façon, il s'agit avant tout d'une déclaration politique plutôt que d'un accord formel. Le texte va dans le sens de ce que souhaitaient les Américains depuis des mois mais ne comprend pas l'engagement ferme de 20 milliards que les États-Unis voulaient, eux-mêmes promettant d'investir 10 milliards sur 10 ans.
Dans leur déclaration, les leaders prévoient plutôt «rassembler jusqu'à 20 milliards de dollars [américains] pour appuyer de tels projets au cours des dix prochaines années». Le G8 ne s'engage pas à verser lui-même une partie de cette somme. D'autres pays seront sollicités, précise la déclaration émise hier. On aura aussi recours à «un vaste éventail de mécanismes de financement, y compris la possibilité d'une dette bilatérale pour l'échange de programmes».
Le premier ministre Jean Chrétien avait déjà indiqué qu'Ottawa pourrait fournir jusqu'à un milliard sur 10 ans si les autres pays faisaient un effort correspondant. Cette aide peut aussi prendre la forme d'une aide technique. Les premières retombées concrètes de ce partenariat seront examinées lors du prochain sommet en France.
L'idée d'un tel partenariat a pris un nouvel essor au lendemain des attentats du 11 septembre et à la suite de la crainte de voir des terroristes mettre la main sur du matériel nucléaire, biologique ou chimique. On veut réduire ce risque en ciblant de façon prioritaire la Russie, précise le texte de la déclaration.
«La destruction des armes chimiques, le démantèlement des sous-marins nucléaires mis hors service, l'élimination des matières fissiles et le recrutement d'anciens chercheurs du secteur de l'armement figurent parmi nos principales préoccupations», ont ajouté les leaders du G8.
Leur déclaration est assortie de principes sur la mise en oeuvre de traités internationaux, l'établissement de contrôles frontaliers, la sécurité de la production, du transport et de l'entreposage de ces produits, et l'adoption de mesures pour en assurer l'élimination.
La déclaration prévoit aussi des lignes directrices pour aider les pays à respecter leurs obligations et établir des projets de coopération. Un mécanisme sera mis sur pied pour faire rapport annuellement des progrès réalisés.
Cet accord qui fait l'objet de pourparlers depuis des mois représente l'essentiel des conclusions du Sommet de Kananaskis dans le dossier de la prévention du terrorisme. Un autre accord sur la sécurité dans les transports, de nature assez technique, a aussi été conclu.
Le premier ministre Jean Chrétien a avoué hier qu'il y a seulement cinq jours, il croyait encore impossible la conclusion de ce «partenariat mondial du G8 contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes». L'accord n'est d'ailleurs «pas parfait», a-t-il confié. Il ne prévoit pas, comme dans le cas des autres armes, l'élimination des armes biologiques.
De toute façon, il s'agit avant tout d'une déclaration politique plutôt que d'un accord formel. Le texte va dans le sens de ce que souhaitaient les Américains depuis des mois mais ne comprend pas l'engagement ferme de 20 milliards que les États-Unis voulaient, eux-mêmes promettant d'investir 10 milliards sur 10 ans.
Dans leur déclaration, les leaders prévoient plutôt «rassembler jusqu'à 20 milliards de dollars [américains] pour appuyer de tels projets au cours des dix prochaines années». Le G8 ne s'engage pas à verser lui-même une partie de cette somme. D'autres pays seront sollicités, précise la déclaration émise hier. On aura aussi recours à «un vaste éventail de mécanismes de financement, y compris la possibilité d'une dette bilatérale pour l'échange de programmes».
Le premier ministre Jean Chrétien avait déjà indiqué qu'Ottawa pourrait fournir jusqu'à un milliard sur 10 ans si les autres pays faisaient un effort correspondant. Cette aide peut aussi prendre la forme d'une aide technique. Les premières retombées concrètes de ce partenariat seront examinées lors du prochain sommet en France.
L'idée d'un tel partenariat a pris un nouvel essor au lendemain des attentats du 11 septembre et à la suite de la crainte de voir des terroristes mettre la main sur du matériel nucléaire, biologique ou chimique. On veut réduire ce risque en ciblant de façon prioritaire la Russie, précise le texte de la déclaration.
«La destruction des armes chimiques, le démantèlement des sous-marins nucléaires mis hors service, l'élimination des matières fissiles et le recrutement d'anciens chercheurs du secteur de l'armement figurent parmi nos principales préoccupations», ont ajouté les leaders du G8.
Leur déclaration est assortie de principes sur la mise en oeuvre de traités internationaux, l'établissement de contrôles frontaliers, la sécurité de la production, du transport et de l'entreposage de ces produits, et l'adoption de mesures pour en assurer l'élimination.
La déclaration prévoit aussi des lignes directrices pour aider les pays à respecter leurs obligations et établir des projets de coopération. Un mécanisme sera mis sur pied pour faire rapport annuellement des progrès réalisés.
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