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    Gestion des déchets

    Plaidoyer pour la consigne

    20 avril 2015 | Jérôme Normand - Président du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets et directeur général d’ENvironnement JEUnesse | Actualités sur l'environnement
    La consigne vaut la peine. Les Valoristes, une coopérative de solidarité qui œuvre à Montréal, l’a bien compris.
    Photo: Alliette St-Pierre La consigne vaut la peine. Les Valoristes, une coopérative de solidarité qui œuvre à Montréal, l’a bien compris.

    Depuis un certain temps, nous entendons ou nous lisons beaucoup de choses sur la consigne, notamment celle qui pourrait s’appliquer sur les bouteilles de la Société des alcools du Québec. Il faut savoir que la consigne n’est pas une forme de recyclage, mais bien une façon de récupérer des matières recyclables telles que le verre, le plastique ou le métal.

     

    Il ne faut pas mettre la consigne en opposition à la collecte sélective municipale, mais bien la voir comme un complément à celle-ci. C’est avec ces deux systèmes, opérant en synergie, que nous obtiendrons de meilleures performances environnementales.

     

    Certains veulent toutefois polariser ce dossier et semer le doute dans l’esprit des gens. Ils prétendent que la consigne nuira au recyclage, ce qui est un non-sens. On ne peut comparer un mode de collecte d’une matière avec le recyclage de celle-ci.

     

    Recyclée presque à 100 %

     

    La consigne, au contraire, contribue à faire en sorte que la matière récupérée sera recyclée à des taux frôlant les 100 %, car elle sera exempte de toute contamination. Et ça, c’est vrai pour toutes les formes de recyclage qui existent actuellement ou qui sont en développement. C’est pourquoi, d’ailleurs, la grande majorité des provinces canadiennes valorise la consigne comme mode de récupération complémentaire à la collecte sélective.

     

    Il faut aussi savoir que l’issue de l’enjeu actuel n’est pas tant reliée à la consignation des bouteilles de la SAQ — qui est souhaitable et nécessaire —, mais bien à l’abolition pure et simple de la consigne sur les centaines de millions de contenants de boissons gazeuses consommées annuellement au Québec. Si une telle abolition de la consigne rapportait, pour quelques-uns, plusieurs millions de dollars par année, elle entraînerait cependant une baisse globale du taux de récupération et du recyclage au Québec.

     

    La consigne profite à tous les Québécois, alors que son abolition ne profiterait qu’à une poignée d’entreprises.













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