samedi 11 février 2012 Dernière mise à jour 00h30
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Vive les sommets parallèles!

Les sommets parallèles, organisés en marge des réunions des décideurs de ce monde, sont devenus indispensables.

Celui qui s'est clos mardi après-midi à Calgary ne fait pas exception. Le GB6 — Group of Six Billion — aura permis de soulever des interrogations importantes relativement au plan de sauvetage de l'Afrique, le NEPAD, auquel les chefs des pays du G8, isolés dans un environnement à sécurité extrême, doivent consacrer leur journée d'aujourd'hui.

Les porte-parole du G6B, très articulés, ont ainsi publiquement attiré l'attention sur certaines omissions du NEPAD et sur les pièges qu'il contient. Aux leaders occidentaux qui seraient tentés par la fuite en avant, ils ont notamment rappelé l'ampleur des ravages causés en Afrique par le trafic d'armes occidentales. Ils se sont également demandé comment il se fait que les pays africains, qui regorgent de ressources minières ou pétrolières, sont invariablement victimes de guerres civiles et ceux qui arrivent en queue de liste du classement de l'ONU sur le développement humain. L'exploitation des ressources donne lieu à l'exploitation des enfants; elle procure également de l'argent qui sert à acheter des armes utilisées contre les populations civiles innocentes. Les entreprises occidentales sont-elles prêtes à admettre leur responsabilité dans ce pattern tordu? Voilà une manière bien documentée de mettre les investisseurs étrangers en garde contre des comportements auxquels certains succombent, attirés par le gain facile.

Le ministre des Affaires étrangères, Bill Graham, et la ministre de la Coopération internationale, Susan Whelan, se sont donné la peine d'aller entendre les participants au Sommet parallèle. Sans se mouiller ni faire de promesses qu'il ne pourrait tenir, M. Graham s'est engagé à porter le message au Sommet du G8. Il s'est même exclamé, dans un moment d'enthousiasme: «Le G6B fait autant partie du sommet officiel que le sommet lui-même!»

On ne saurait assez souligner l'approche constructive de ce Sommet parallèle, lequel, tout en conservant la maîtrise de ses débats, contribue à faire avancer les choses en soulevant des points qui resteraient autrement dans l'ombre. Les gens entendus au cours de ces jours de discussion n'étaient pas tant des antimondialistes que des militants en faveur d'une mondialisation à visage humain. Voilà une attitude beaucoup plus intéressante que les discours exclusivement «contre» de ceux qui aiment à se voir comme les seuls défenseurs du progrès et les seuls détenteurs de la vérité.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012