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    La cimenterie de Port-Daniel échappera définitivement au BAPE

    BAPE ou non, cette cimenterie viendra alourdir substantiellement le bilan des émissions de gaz à effet de serre du Québec.
    Photo: Thierry Haroun BAPE ou non, cette cimenterie viendra alourdir substantiellement le bilan des émissions de gaz à effet de serre du Québec.

    La cimenterie de Port-Daniel, qui gonflera substantiellement les émissions de gaz à effet de serre du Québec, devrait être définitivement à l’abri de toute évaluation environnementale sous l’égide du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

     

    Selon des informations diffusées mercredi en fin de journée par Radio-Canada, le gouvernement Couillard doit déposer jeudi un projet de loi afin de mettre fin à toute possibilité d’assujettir le controversé projet à un examen du BAPE. En fait, en vertu de ce projet de loi, la cimenterie dans lequel le gouvernement serait uniquement soumis à la Loi sur la qualité de l’environnement.

     

    Alors que les travaux de construction progressent en Gaspésie, Québec s’assure ainsi que l’entreprise Ciment McInnis pourra les poursuivre. On espère aussi que les démarches judiciaires intentées par la cimenterie Lafarge deviendront caduques.

     

    Il faut dire que Ciment McInnis avait menacé l’automne dernier d’abandonner le projet de cimenterie s’il devait être soumis au BAPE. L’entreprise faisait valoir que le projet était assujetti aux anciennes règles environnementales qui étaient en vigueur lorsqu’il a été proposé pour la première fois, il y a plus de 20 ans.

     

    Le gouvernement Couillard, comme le gouvernement Marois avant lui, ont en outre fourni un financement à hauteur de plus d’un demi-milliard de dollars de fonds publics pour ce projet qui créera à terme 200 emplois directs.

     

    BAPE ou non, cette cimenterie viendra alourdir substantiellement le bilan des émissions de gaz à effet de serre (GES) du Québec. Cette seule usine devrait générer près de deux millions de tonnes de GES par année. Cela représente une hausse de 6 % du secteur industriel québécois, et 2 % des émissions de la province lors de sa mise en production, à l’automne 2016.

     

    Ciment McInnis a neuf lobbyistes inscrits au registre du Québec. Leur mandat stipule notamment que l’entreprise « désire obtenir des appuis auprès des municipalités, municipalités régionales de comté et ministères et autres entités ou autorités gouvernementales concernés par le projet et impliquer ces intervenants dans les démarches pour l’obtention des permis et autorisations requis pour la réalisation du projet ».













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