Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Abonnez-vous!
    Connectez-vous
    Sondage

    Les Québécois rejettent Énergie Est en masse

    Les Canadiens sont plus susceptibles de s’opposer à la construction de l’oléoduc Keystone XL (44 %) que de la soutenir (36 %), tandis que 20 % se disent neutres.
    Photo: iStock Les Canadiens sont plus susceptibles de s’opposer à la construction de l’oléoduc Keystone XL (44 %) que de la soutenir (36 %), tandis que 20 % se disent neutres.

    Avant même les révélations de cette semaine sur le plan stratégique de TransCanada visant le Québec, les citoyens de la province étaient majoritairement opposés au mégaprojet de pipeline Énergie Est.

     

    C’est ce que révèle un sondage mené dans le cadre de travaux réalisés par des chercheurs, notamment de l’Université de Montréal, et dont les résultats ont été dévoilés jeudi.

     

    Ainsi, à peine 33 % des Québécois appuyaient le projet Énergie Est au moment de la réalisation du sondage téléphonique, en octobre. À l’échelle du pays, cet appui atteint 50 %. Sans surprise, une majorité d’Albertains est favorable à la réalisation de ce projet, qui facilitera l’exportation du pétrole extrait des sables bitumineux du nord de leur province.

     

    Par ailleurs, les Canadiens sont plus susceptibles de s’opposer à la construction de l’oléoduc Keystone XL (44 %) que de la soutenir (36 %), tandis que 20 % se disent neutres.

     

    Le climat change

     

    Sur la question des changements climatiques, 80 % des citoyens canadiens estiment qu’il existe des preuves solides que la température moyenne sur Terre a augmenté au cours des 40 dernières années.

     

    Chez ceux qui perçoivent une augmentation des températures, 61 % attribuent celle-ci à des causes humaines. La proportion est particulièrement élevée au Québec (71 %) et très faible en Alberta (41 %).

     

    L’enquête menée par les chercheurs a également permis d’établir que 70 % des Canadiens perçoivent une évolution importante du climat là où ils habitent, que 60 % estiment que les conditions météorologiques au pays deviennent plus extrêmes et que 87 % croient que ces changements découlent assez ou très probablement d’un réchauffement planétaire.

     

    Enfin, deux Canadiens sur trois (67 %) estiment que le gouvernement n’est pas suffisamment préparé (34 %) ou pas préparé du tout (33 %) aux conséquences du réchauffement planétaire.

     

    « La population n’est pas aussi bien renseignée qu’elle devrait l’être à propos de cette importante question, et l’on continue à relever de vastes écarts à l’échelle du pays sur les plans des perceptions, des croyances et des préférences. La division à propos des oléoducs en présente un exemple concret », analyse Erick Lachapelle, professeur adjoint de sciences politiques à l’Université de Montréal, et chercheur principal pour le volet canadien de cette étude.

     

    Le sondage téléphonique représentatif à l’échelle canadienne a été mené en octobre auprès de 1401 Canadiens adultes. Sa marge d’erreur se situe à plus ou moins 2,6 % 19 fois sur 20.













    Envoyer
    Fermer

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.