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    Tokyo promet de réduire ses quotas de chasse à la baleine

    Le Japon entend néanmoins poursuivre la chasse dite «scientifique» pour au moins 12 ans

    Le Japon compte toujours reprendre ses campagnes de chasse à la baleine en Antarctique. Mais Tokyo a affirmé mardi vouloir réduire ses quotas de captures de petits rorquals, tout en poursuivant sa chasse dite « scientifique » pour au moins 12 ans.

     

    Les autorités japonaises ont en effet annoncé qu’un total de 333 petits rorquals pourraient être abattus lors de la prochaine campagne en Antarctique, en 2015-2016. Ce nombre représente le tiers des quotas qui prévalaient jusqu’à présent.

     

    Sauf qu’au cours des deux dernières campagnes de chasse, les baleiniers japonais n’ont jamais réussi à atteindre des prises de 900 rorquals. Les Japonais avaient tué 251 petits rorquals de l’Antarctique lors de la saison 2013-2014 et 103 l’année précédente.

     

    Chasse « nécessaire »

     

    Quoi qu’il en soit, les responsables de l’agence responsable de cette chasse controversée espèrent que la nouvelle proposition sera bien accueillie par la Commission baleinière internationale (CBI) et à son comité scientifique. Ce niveau de capture est présenté comme « nécessaire » pour obtenir des informations sur l’âge de la population de petits rorquals. Mais dans les faits, Tokyo souhaite aussi démontrer que les stocks baleiniers sont suffisamment abondants pour soutenir une reprise de la chasse commerciale.

     

    Depuis l’implantation d’un moratoire international sur la chasse à la baleine, en 1986, la CBI permet en effet la chasse à des fins «scientifiques». Depuis la mise en place du moratoire, le Japon a déjà abattu quelque 10 000 petits rorquals dans les eaux ceinturant l’Antarctique.
     

    Malgré l’importance des captures, les spécialistes des cétacés s’entendent pour dire que le programme n’a pas permis de recueillir de nouvelles informations sur l’espèce. Qui plus est, les données récoltées sur les animaux morts pourraient être obtenues, avancent-ils, par des moyens non létaux.

     

    Opposée au programme japonais, l’Australie a d’ailleurs intenté en 2010 un recours en justice dans le but de faire stopper les campagnes. Dans un jugement rendu en avril dernier, la Cour internationale de justice a conclu que la chasse que mène le Japon en Antarctique chaque année n’a aucune valeur scientifique. La Cour a ainsi souligné « son caractère illimité dans le temps, sa faible contribution scientifique à ce jour et le manque de coopération entre ce programme et d’autres programmes de recherche nationaux et internationaux dans l’océan Antarctique ».

     

    Selon le tribunal de l’ONU, les permis de chasse ne sont donc pas délivrés « en vue de recherches scientifiques » au sens de la convention internationale qui régit la chasse aux cétacés.

     

    La viande des baleines abattues à l’aide de canons lance harpons à tête explosive est vendue au Japon, un pays où la demande pour ce produit a considérablement reculé au fil des ans. L’argent généré par la vente de viande de baleine ne couvrirait pas l’ensemble des coûts. Tokyo doit débourser plus de 10 millions de dollars par année pour entretenir sa flotte baleinière et financer la campagne annuelle de chasse.

     

    Chasse commerciale

     

    Le Japon continue par ailleurs de chasser les cétacés dans le Pacifique Nord et dans ses eaux territoriales, qui n’entrent pas dans le cadre visé par la décision de la Cour internationale de justice. La chasse aux dauphins a d’ailleurs été ouverte lundi dans le port japonais de Taiji pour une période de six mois. Les chasseurs de ce petit port attirent les dauphins — environ 2000 chaque année — jusque dans une baie et en tuent une partie pour vendre leur chair. Les autres sont vendus à des parcs d’attractions aquatiques.

     

    Tokyo fait valoir que la chasse constitue une activité traditionnelle dans l’archipel. La viande des baleines abattues à l’aide de canons lance harpons à tête explosive est vendue au Japon, un pays où la demande pour ce produit a considérablement reculé au fil des ans.

     

    À l’heure actuelle, l’Islande et la Norvège sont les deux seuls pays à rejeter officiellement le moratoire planétaire sur la chasse commerciale. Les deux pays chassent des petits rorquals et des rorquals communs. Ces deux espèces peuvent être observées au Québec.













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