Vers le Sommet de Johannesburg
Dix ans après le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, en 1992, se tient, du 26 août au 4 septembre prochain, le Sommet mondial sur le développement durable, à Johannesburg. Si le Sommet de Rio éveilla les consciences aux formidables enjeux environnementaux auxquels était déjà confrontée notre planète, la rencontre Rio+10 de Johannesburg s'annonce d'ores et déjà moins spectaculaire. Mais elle n'en revêt pas moins un caractère d'urgence, d'une part parce que l'enthousiasme de Rio ne s'est pas traduit par les progrès qu'on était en droit d'attendre, mais également parce que la multiplication des traités internationaux fait du développement durable un enjeu de plus en plus complexe. Par exemple, quel est le lien entre la croissance économique et la préservation de l'environnement?
Posons la question autrement. Peut-on parler d'environnement sans s'inscrire dans une dynamique Nord-Sud? Les questions socioéconomiques pourraient prendre beaucoup de place à ce deuxième sommet de la Terre, trop selon certains qui craignent qu'elles ne relèguent dans l'ombre la signature d'ententes clés sur l'environnement.
Pour mieux saisir les enjeux, de plus en plus complexes, associés au développement durable, Le Devoir consacrera sa page Idées du samedi au Sommet de Johannesburg, à compter d'aujourd'hui. Pour ce faire, nous nous sommes associés à l'Observatoire de l'écopolitique internationale (OEI), attaché à l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM, qui s'intéresse à l'évolution des traités internationaux relatifs à l'environnement. Plusieurs des experts qui prendront la plume au cours des prochaines semaines sont associés à l'OEI, à commencer par ses directeurs, Philippe Le Prestre et Jean-Pierre Revéret. Mais la brochette d'auteurs qui écrira dans nos pages au cours de l'été représente une diversité non seulement d'établissements mais surtout de points de vue.
Aujourd'hui, Évelyne Dufault, Philippe Le Prestre et Benoît Martimort-Asso s'inquiètent du manque de leadership politique sur les questions de développement durable et se demandent si l'on se souviendra du Sommet de Johannesburg. Ils remarquent avec inquiétude que la conjoncture qui avait favorisé un véritable éveil des consciences en 1992 n'est plus aussi favorable, peu s'en faut. Mais rien ne justifie pour autant qu'on baisse les bras.
Au cours des prochaines semaines, les aspects juridiques, politiques et économiques des enjeux du développement durable seront examinés. L'ancien premier ministre du Québec Pierre Marc Johnson rappellera pourquoi le commerce international-environnement s'est soudé de manière inexorable au cours de la dernière décennie. Les impacts environnementaux du commerce ne sont pas négligeables, au contraire. D'autres auteurs nous expliqueront la signification des accords sur la biodiversité, la désertification; d'autres encore analyseront l'impact de la montée de la société civile dans les débats internationaux. Enfin, certains auteurs s'attarderont aux défis que posent la gestion et le respect des traités internationaux.
Par ailleurs, le site Internet du Devoir conduit à un mini-site élaboré en partenariat avec l'Observatoire de l'écopolitique internationale, lequel contient une mine de renseignements sur le prochain sommet de la Terre et conduit lui-même à d'autres sites liés à ce sujet.
Enfin, dans son édition du 31 août prochain, Le Devoir publiera un cahier spécial sur la rencontre de Johannesburg, qui offrira notamment des entretiens avec Gro Harlem Bruntland, Ricardo Petrella et Maurice Strong ainsi qu'un texte d'Hubert Reeves. Plusieurs interviews seront conduites par notre chroniqueur expert en environnement, Louis-Gilles Francoeur, qui suivra l'évolution du sommet au quotidien.
Posons la question autrement. Peut-on parler d'environnement sans s'inscrire dans une dynamique Nord-Sud? Les questions socioéconomiques pourraient prendre beaucoup de place à ce deuxième sommet de la Terre, trop selon certains qui craignent qu'elles ne relèguent dans l'ombre la signature d'ententes clés sur l'environnement.
Pour mieux saisir les enjeux, de plus en plus complexes, associés au développement durable, Le Devoir consacrera sa page Idées du samedi au Sommet de Johannesburg, à compter d'aujourd'hui. Pour ce faire, nous nous sommes associés à l'Observatoire de l'écopolitique internationale (OEI), attaché à l'Institut des sciences de l'environnement de l'UQAM, qui s'intéresse à l'évolution des traités internationaux relatifs à l'environnement. Plusieurs des experts qui prendront la plume au cours des prochaines semaines sont associés à l'OEI, à commencer par ses directeurs, Philippe Le Prestre et Jean-Pierre Revéret. Mais la brochette d'auteurs qui écrira dans nos pages au cours de l'été représente une diversité non seulement d'établissements mais surtout de points de vue.
Aujourd'hui, Évelyne Dufault, Philippe Le Prestre et Benoît Martimort-Asso s'inquiètent du manque de leadership politique sur les questions de développement durable et se demandent si l'on se souviendra du Sommet de Johannesburg. Ils remarquent avec inquiétude que la conjoncture qui avait favorisé un véritable éveil des consciences en 1992 n'est plus aussi favorable, peu s'en faut. Mais rien ne justifie pour autant qu'on baisse les bras.
Au cours des prochaines semaines, les aspects juridiques, politiques et économiques des enjeux du développement durable seront examinés. L'ancien premier ministre du Québec Pierre Marc Johnson rappellera pourquoi le commerce international-environnement s'est soudé de manière inexorable au cours de la dernière décennie. Les impacts environnementaux du commerce ne sont pas négligeables, au contraire. D'autres auteurs nous expliqueront la signification des accords sur la biodiversité, la désertification; d'autres encore analyseront l'impact de la montée de la société civile dans les débats internationaux. Enfin, certains auteurs s'attarderont aux défis que posent la gestion et le respect des traités internationaux.
Par ailleurs, le site Internet du Devoir conduit à un mini-site élaboré en partenariat avec l'Observatoire de l'écopolitique internationale, lequel contient une mine de renseignements sur le prochain sommet de la Terre et conduit lui-même à d'autres sites liés à ce sujet.
Enfin, dans son édition du 31 août prochain, Le Devoir publiera un cahier spécial sur la rencontre de Johannesburg, qui offrira notamment des entretiens avec Gro Harlem Bruntland, Ricardo Petrella et Maurice Strong ainsi qu'un texte d'Hubert Reeves. Plusieurs interviews seront conduites par notre chroniqueur expert en environnement, Louis-Gilles Francoeur, qui suivra l'évolution du sommet au quotidien.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

