La rivière Jacques-Cartier - Saumons à roulettes pour quelques kw de plus
Quand Frederick Tolfrey publia Sportsman In France, en 1841, il y raconta ses pêches au saumon dans les rivières de Picardie et de Normandie mais aussi dans un coin de l'ancienne Nouvelle-France, la Jacques-Cartier, un peu au sud de Québec. Son récit d'une pêche nocturne aux dards et aux flambeaux, qu'il fit avec des autochtones à quelque «20 milles» en amont de l'embouchure, près d'un campement indien qui devait logiquement se trouver à la jonction de l'émissaire du lac Saint-Joseph, constitue une preuve historique d'un témoin avisé de la présence du saumon en amont des fameuses gorges Déry, que certains disent infranchissables aujourd'hui pour justifier les bénéfices des petites centrales privées. Au siècle dernier, il y avait d'ailleurs à cet endroit une auberge qui servait autant à la clientèle des militaires anglo-saxons, auxquels on doit une grande partie de nos traditions de pêche sportive, qu'à celle des passants qui empruntaient le pont payant, un passage obligé entre Trois-Rivières et Québec.
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