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    Fleuve Saint-Laurent

    La protection de l’estuaire est toujours à l’étude, dit Ottawa

    Le projet de ZPM Estuaire du Saint-Laurent, initié en 1998, permettrait la protection des mammifères marins de l’estuaire du Saint-Laurent.
    Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Le projet de ZPM Estuaire du Saint-Laurent, initié en 1998, permettrait la protection des mammifères marins de l’estuaire du Saint-Laurent.

    Le gouvernement fédéral aurait toujours l’intention de faire d’une large part de l’estuaire du Saint-Laurent une zone de protection marine. Un projet qui pourrait toutefois prendre de nombreuses années avant de se concrétiser.


    Réagissant à un texte paru dans l’édition de vendredi du Devoir, le directeur général régional de Pêches et Océans Canada, Richard Nadeau, a assuré que la protection de l’estuaire du Saint-Laurent était toujours dans les plans d’Ottawa.


    Le ministère qualifie ce territoire de « site d’intérêt ». Cette désignation est la première étape du processus de création d’une zone de protection marine (ZPM), une appellation contrôlée. Au Québec, deux sites d’intérêt, l’estuaire du Saint-Laurent et le banc des Américains, ont été retenus en vue de la création de ZPM. On les qualifiait autrefois de « projets de ZPM » au lieu de sites d’intérêt, mais M. Nadeau affirme que c’est essentiellement la même chose, dans le vocabulaire fédéral.


    « Ça demeure un projet de ZPM pour nous en pratique. Le vocabulaire a peut-être changé, ça peut créer une confusion, mais nous avons toujours l’intention de protéger cette région », dit-il, ajoutant que la protection de l’estuaire est un projet à long terme et qu’il « n’est pas susceptible de devenir une ZPM cette année ou l’année prochaine ».




    Aucune ingérence


    M. Nadeau dément que le mandat du groupe de travail Canada-Québec mis en place pour la réalisation de ce projet ait été modifié d’une façon ou d’une autre. Il soutient que l’ensemble du dossier n’a fait l’objet d’aucune ingérence de nature politique jusqu’à présent.


    Ce projet de ZPM a vu le jour en 1998. Ce milieu d’une immense richesse subit de fortes pressions humaines. La situation pourrait s’aggraver à nouveau avec le projet de port pétrolier à Cacouna. Le territoire couvert par le site d’intérêt, d’une superficie approximative de 6000 km2, correspond à l’aire de répartition estivale du béluga, à la grande majorité des sites fréquentés par la population de phoque commun de l’estuaire et à d’importantes aires d’alimentation du rorqual bleu.


    Rappelons que des groupes environnementaux comme la Société pour la nature et les parcs avaient formulé des craintes quant à la suppression du vocable « projet de ZPM » du site Web gouvernemental, y voyant une façon, pour Ottawa, de faciliter l’implantation du projet de port pétrolier à Cacouna. Le projet de la TransCanada s’avancera sur 500 mètres dans le Saint-Laurent, en plein coeur d’un secteur où vivent de jeunes bélugas.













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