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    ​Réchauffement climatique: fonte de la dernière région stable de la calotte du Groenland

     Paris — La dernière bordure stable de la calotte glaciaire du Groenland, après avoir résisté longtemps aux assauts du réchauffement, recule désormais à son tour, augmentant la contribution de cette région du globe à la hausse du niveau de la mer, selon une étude parue dimanche.

    Selon cette étude publiée en ligne dans la revue Nature Climate Change, une hausse importante de la température depuis 2003 a accéléré la fonte des glaces provenant d’une longue «rivière de glace» située au nord-est du Groenland.

    Le nord-est de la calotte glaciaire aurait ainsi perdu environ 10 milliards de tonnes de glace par an entre avril 2003 et avril 2012, selon les chercheurs.

    La fonte des glaciers du Groenland a été l’un des contributeurs les plus importants à la hausse du niveau de la mer observée ces 20 dernières années, représentant 0,5 mm par an sur une hausse moyenne globale de 3,2 mm par an, rappellent-ils.

    Une partie importante de cette contribution est associée à l’accélération du recul de glaciers dans le sud-est et le nord-ouest de la région.

    «Réchauffement régional»

    Le nord-est, lui, était considéré comme une région «stable» depuis «plus d’un quart de siècle» en raison d’importants débris de glace qui contraignaient l’écoulement de la «rivière de glace». Mais un «réchauffement régional» important depuis 2003 a levé ce blocage et accéléré l’écoulement de glaces jusqu’à la mer.

    Cette région était «considérée comme la dernière partie stable de la calotte du Groenland», a confirmé dans un communiqué l’un des chercheurs, Michael  Bevis, professeur en sciences de la Terre de l’Université de l’Ohio (États-Unis). «Il semble donc que maintenant, tous les bords de la calotte glaciaire sont instables», a-t-il ajouté.

    Or, soulignent les chercheurs, la contribution nouvelle de cette région n’est pas prise en compte dans les projections à long terme sur la hausse du niveau de la mer, qui pourraient donc sous-estimer le niveau de cette hausse.

    En septembre, les experts du climat du GIEC avait revu à la hausse leurs projections concernant la montée des océans, une menace pour les petits États insulaires du Pacifique comme pour nombre de très nombreuses mégalopoles côtières d’Asie ou de la côte est des États-Unis, en évoquant une hausse probable de 26 à 82 cm d’ici la fin du siècle.

    Une hausse due à la fonte des glaciers du Groenland et de l’Antarctique, mais aussi des glaciers terrestres et de l’expansion thermique de l’eau.












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