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    GES: les groupes environnementaux dénoncent l’inaction du gouvernement Marois

    En campagne électorale, le gouvernement Marois avait promis de ramener d’ici à 2020 les émissions de GES du Québec à 25% sous les niveaux de 1990. Or, d’après la Commission sur les enjeux énergétiques, dans le contexte actuel, le Québec peut espérer, au mieux, les réduire de 15% d’ici à 2025.
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir En campagne électorale, le gouvernement Marois avait promis de ramener d’ici à 2020 les émissions de GES du Québec à 25% sous les niveaux de 1990. Or, d’après la Commission sur les enjeux énergétiques, dans le contexte actuel, le Québec peut espérer, au mieux, les réduire de 15% d’ici à 2025.

    Au-delà des promesses électorales, le gouvernement Marois n’a pratiquement rien fait pour lutter contre les changements climatiques depuis qu’il est au pouvoir. En fait, le seul plan de lutte qui existe au Québec est celui laissé par l’ancien gouvernement libéral, dénoncent des groupes environnementaux à la veille du déclenchement des élections.

     

    « Le constat est clair : alors que nous sommes sur un échéancier très serré pour l’atteinte des objectifs de réduction des gaz à effet de serre, le gouvernement n’a toujours pas présenté de plan de lutte contre les changements climatiques, a déploré lundi Sidney Ribaux, directeur général d’Équiterre. Nous venons de perdre 18 mois pour faire avancer des projets qui nous permettraient de réduire les gaz à effet de serre. »

     

    Cette critique virulente a aussi été relayée lundi par l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA), la Fondation David Suzuki et le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement. Les quatre groupes environnementaux siègent au comité consultatif de Québec sur les changements climatiques. Et tous critiquent l’inaction du gouvernement Marois depuis son élection, en septembre 2012.

     

    « Ils ont réussi à faire beaucoup de choses, dont des ententes avec les pétrolières pour aller explorer le sous-sol d’Anticosti, mais le dossier de la lutte contre les changements climatiques n’a pas été mené de façon sérieuse », a souligné Karel Mayrand, de la Fondation David Suzuki.

     

    Aucun plan

     

    En fait, a-t-il expliqué, le gouvernement devait normalement présenter son Plan d’action contre les changements climatiques (PACC) en mai 2013. Ce plan doit démontrer comment le gouvernement entend atteindre la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 25 % sous les niveaux de 1990 qu’il s’est engagé à atteindre lors la dernière campagne électorale.

     

    Or, rien n’a été fait et « le comité consultatif s’est réuni une seule fois », a dénoncé M. Mayrand. « On ne peut pas annoncer des cibles ambitieuses et ne rien faire par la suite pour les atteindre. »

     

    Les groupes environnementaux ont aussi décrié le manque de « transparence » de Québec. Selon eux, il est tout simplement impossible de savoir si le gouvernement sera en mesure d’atteindre ses cibles de réduction des GES, mais aussi ses objectifs de réduction de notre dépendance aux énergies fossiles. D’ici 2020, le gouvernement espère diminuer de pas moins de 30 % notre consommation de pétrole et de gaz.

     

    Le rapport de la Commission sur les enjeux énergétiques, produit à la demande de Québec, précise que nous sommes en voie de rater complètement les cibles de réduction des GES. La Commission estime qu’au mieux, il serait possible « d’espérer les diminuer de 15 % d’ici 2025 ».

     

    Oui au pétrole

     

    Dans un communiqué commun, les groupes soulignent en outre que « le gouvernement ne s’est toujours pas donné de stratégie énergétique » et déplorent que les décisions en matière d’énergie et de climat continuent d’être « prises à la pièce, sans vision d’ensemble ». André Bélisle, de l’AQLPA, juge ainsi que le PQ fait fausse route en ouvrant la porte à l’exploitation pétrolière au Québec et aux projets de pipelines qui doivent faire couler du pétrole albertain vers le Québec.

     

    Le ministre de l’Environnement, Yves-François Blanchet, a défendu l’action du gouvernement en matière climatique. « La mise en oeuvre du PACC 2020 est un exercice progressif et ajusté d’année en année pour assurer l’atteinte des objectifs », a-t-il répondu au Devoir par courriel.

     

    « Les grandes lignes sont bien connues, a-t-il ajouté : le système de plafonnement et échange de droits d’émissions (SPEDE, Bourse du carbone avec la Californie), l’ensemble des mesures et programmes spécifiques du PACC 2020, dont beaucoup contribuent au financement de ces groupes, et la politique d’électrification des transports en sont les principaux éléments, emmenant le Québec à une réduction de 25 % de ses émissions de GES sur la période 1990-2020. »













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