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    ​L’Antarctique fond plus vite que prévu

    L’Antarctique est de plus en plus convoitée par différents pays. La Chine et la Russie ont d’ailleurs bloqué en novembre deux projets de création d’aires marines protégées dans la région.
    Photo: Thomas Beer/AP L’Antarctique est de plus en plus convoitée par différents pays. La Chine et la Russie ont d’ailleurs bloqué en novembre deux projets de création d’aires marines protégées dans la région.
    La banquise Antarctique fond plus rapidement que ce que redoutaient jusqu’à présent les scientifiques, indique une nouvelle étude présentée mercredi.

    Selon ce qu’a souligné l’Agence spatiale européenne (ESA) par voie de communiqué, la banquise de l’ouest du continent glacé perd 150 km3 de glace par an, un volume beaucoup plus élevé que les mesures datant d’avant 2010.

    Sur la base des observations satellites conduites pendant trois ans, l’ESA indique que la part de la fonte de la banquise de l’Antarctique ouest dans l’élévation du niveau global des mers serait ainsi de 15 % plus importante que les estimations précédentes basées sur la période 2005-2010.

    Déjà, des chercheurs ont déterminé l’an dernier que la région occidentale du continent s’est réchauffée de 2,4 °C depuis 1958, devenant l’une des zones les plus sensibles au changement climatique en cours. Le réchauffement s’y produirait environ trois fois plus vite que la moyenne relevée sur l’ensemble du globe au cours de la même période. Ces résultats spectaculaires suscitent l’attention, car la calotte de glace est, dans cette région, réputée fragile.

    Les plus récentes données sur l’ouest de l’Antarctique s’ajoutent à celles publiées plus tôt cette année dans la revue Nature Geoscience et qui démontraient que les glaces de l’Antarctique fondent dix fois plus vite qu’il y a 600 ans pendant l’été, la perte de banquise ayant été la plus rapide au cours des 50 dernières années.

    Cela signifie que le réchauffement dans l’Antarctique a atteint un tel niveau que même de légères augmentations de température peuvent causer une forte accélération de la fonte des glaces.

    Hausse des océans

    La disparition rapide de ce couvert gelé pourrait avoir des effets significatifs sur la hausse du niveau des océans. La fonte de la couverture de glace de l’Antarctique occidental contribue déjà pour au moins 10 % à la hausse globale des océans.

    La fonte de la banquise du Groënland est aussi particulièrement surveillée par les chercheurs en raison de son impact sur le niveau des mers. La hausse est également due à la fonte d’autres glaciers, ainsi qu’au phénomène d’expansion thermique provoqué par le réchauffement des masses d’eau des océans.

    Le niveau moyen des mers a augmenté de 19 centimètres entre 1901 et 2010, soit une moyenne de 1,7 mm par an. Mais la hausse a été plus importante ces trente dernières années avec une moyenne de 3,2 mm par an (1993-2010).

    L’Antarctique convoitée

    Par ailleurs, l’Antarctique est de plus en plus convoitée par différents pays. La Chine et la Russie ont d’ailleurs bloqué en novembre deux projets de création d’aires marines protégées dans la région.

    Il faut dire que les intérêts économiques des pays réfractaires sont de plus en plus manifestes. Lors d’une réunion consultative du traité de l’Atlantique qui s’est tenue en juin 2011, Moscou avait annoncé sa volonté de lancer des prospections de minerais et d’hydrocarbures en Antarctique, y compris dans les zones marines. Ces recherches potentiellement lucratives seraient impossibles si les aires protégées étaient créées.

    Avec l’Agence France-Presse












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