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    Bélugas - Les conservateurs assurent faire un suivi adéquat malgré les coupes

    Photo: Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins

    Même s’il a sabré la recherche sur le béluga du Saint-Laurent, le gouvernement Harper estime faire ce qu’il faut pour étudier cette espèce, qui connaît un déclin rapide depuis une décennie. Québec presse néanmoins Ottawa de rétablir le financement des travaux scientifiques éliminés dans le cadre des compressions à Pêches et Océans Canada.

     

    Comme le révélait vendredi Le Devoir, la situation des petites baleines blanches est tellement critique que leur statut pourrait passer d’espèce « menacée » à « en voie de disparition » au cours des prochains mois. Les chercheurs ont en effet découvert que la population diminue rapidement depuis une décennie. Pas plus de 880 individus nagent aujourd’hui dans le Saint-Laurent, alors qu’ils ont déjà été plusieurs milliers.

     

    Interpellée à la Chambre des communes par le Nouveau Parti démocratique au sujet des mesures à prendre pour « sauver » les bélugas de la disparition, la ministre fédérale de l’Environnement, Leona Aglukkaq, n’a pas répondu à la question.

     

    Sa collègue de Pêches et Océans Canada, Gail Shea, a toutefois soutenu que le gouvernement conservateur poursuivait les travaux de recherche. « Les chercheurs de Pêches et Océans ont travaillé avec leurs partenaires à l’étude des bélugas du Saint-Laurent, a-t-elle dit. Une rencontre scientifique s’est tenue pour revoir les connaissances sur l’état de la population et les résultats seront publiés dans les mois à venir. Nous continuerons de mener des travaux de recherche sur les mammifères marins en collaboration avec nos partenaires. »

     

    En fait, Ottawa a fait subir une cure minceur significative à la recherche scientifique sur le Saint-Laurent dans le cadre de compressions annoncées l’an dernier. Le gouvernement Harper a ainsi supprimé plus d’une trentaine de postes à l’Institut Maurice-Lamontagne (IML), situé à Mont-Joli. Le gouvernement a démantelé une équipe qui travaillait en écotoxicologie, en plus de remercier un chercheur spécialiste des bélugas et de fermer un laboratoire construit récemment au coût de deux millions de dollars. C’est notamment grâce aux chercheurs de l’IML qu’on a découvert les énormes problèmes qui affectent le béluga, un des symboles phares des problèmes environnementaux qui affectent le Saint-Laurent.

     

    Le NPD a d’ailleurs accusé vendredi le gouvernement de s’être livré à des « attaques » contre la science. « Le cas des bélugas est un bon exemple des décisions idéologiques prises par le gouvernement conservateur, a expliqué le porte-parole adjoint en matière d’environnement, François Choquette. Ils sont menacés, alors qu’ils devraient être beaucoup plus nombreux. Il serait donc encore plus important de mener plus de travaux de recherche. Mais le gouvernement coupe, donc nous n’aurons plus d’information. Ça justifiera leur inaction par la suite. C’est inacceptable. »

     

    Le ministre québécois de l’Environnement, Yves-François Blanchet, a pour sa part pressé Ottawa de faire plus en matière de recherche sur le béluga. « Nous demandons au Canada de prendre ses responsabilités envers la biodiversité et envers cette espèce gravement menacée, vraisemblablement par l’activité humaine. Ça commence par le rétablissement du financement de la recherche, et un plan d’intervention vigoureux qui devra suivre rapidement », a déclaré au Devoir le ministre par voie de courriel.

     
     
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