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    L’humanité bouleverse le climat, affirme le GIEC

    Le GIEC  estime que l’humanité est bel et bien à l’origine de cette hausse rapide des températures sur Terre.
    Photo : Jacques Nadeau Le Devoir Le GIEC  estime que l’humanité est bel et bien à l’origine de cette hausse rapide des températures sur Terre.
    Le très attendu cinquième rapport du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat confirme que les bouleversements climatiques en cours provoqueront de plus en plus d’événements météorologiques extrêmes, mais aussi une hausse du niveau des océans et la fonte accélérée des glaces. Et l’être humain est responsable de cette crise environnementale sans précédent.

    L’état des lieux du réchauffement planétaire, publié vendredi matin, est sans équivoque : la Terre se réchauffe et cela va continuer au moins jusqu’à la fin du XXIe siècle. La température a déjà augmenté de 0,8 °C depuis l’époque préindustrielle, et devrait encore croître de 0,3 °C à 4,8 °C d’ici 2100, en fonction des émissions de gaz à effet de serre. Sur la période 2046-2065, le réchauffement devrait être de l’ordre de 0,4 à 2,6 °C selon les scénarios.

    Déjà trop tard

    En théorie, la communauté internationale s’est fixée comme objectif de limiter le réchauffement sous les 2 °C par rapport à l’époque préindustrielle. Mais de plus en plus de projections scientifiques indiquent qu’il est déjà trop tard pour tenter de respecter cette cible.

    Les scientifiques estiment que pour limiter le réchauffement à 2 °C, il faudrait limiter la quantité de CO2 d’origine humaine relâchée dans l’atmosphère. Pour le moment, les émissions de ce gaz à effet de serre ne cessent de croître, comme en témoigne l’augmentation constante de la concentration de CO2 dans l’atmosphère.

    La concentration de CO2 dans l’atmosphère a déjà augmenté de 40 % depuis le début de l’ère industrielle. Si les émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère ne cessent d’augmenter et si la tendance se poursuit, la hausse du thermomètre pourrait même atteindre de 3 à 5 °C.

    Un tel scénario déclencherait des « changements cataclysmiques », selon ce que faisait valoir la Banque mondiale dans un rapport à la fin de 2012. « Ce monde serait tellement différent de celui dans lequel nous vivons qu’il est difficile de le décrire », avait alors souligné le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

    Et c’est bel et bien l’humanité qui est à l’origine de cette hausse rapide des températures sur Terre. Le GIEC confirme ainsi — avec 95 % de certitude contre 90 % dans le rapport de 2007 — que les activités humaines constituent la cause dominante du réchauffement observé depuis la moitié du XXe siècle.

    Hausse des océans

    Le GIEC précise en outre que le bouleversement du climat planétaire provoquera une hausse du niveau des océans plus élevé que prévu. Alors qu’en 2007, il projetait une élévation du niveau de la mer de 18 à 59 cm d’ici 2100, le nouveau rapport évoque une hausse probable de 26 à 82 cm d’ici la fin du siècle (2081-2100) par rapport à la moyenne 1986-2005. Il prend notamment mieux en compte le phénomène de l’écoulement dans les océans des glaciers côtiers du Groënland et de l’Antarctique.

    Les travaux scientifiques menés par plus de 250 scientifiques indiquent également qu’avec un réchauffement contenu entre 0,3 °C et 1,7 °C à la fin du siècle, il est aussi probable de voir l’océan Arctique quasiment libre de glace avant le milieu du siècle. Le volume des glaciers de montagne devrait aussi se réduire, quel que soit le scénario suivi.

    Le GIEC estime enfin « très probable » que la fréquence et la durée des vagues de chaleurs augmentent à l’avenir. De même, les épisodes de pluies intenses pourraient devenir plus violents et plus fréquents sur les régions de moyenne latitude et les régions tropicales humides.

    Vers un accord en 2015 ?

    Les travaux du GIEC sont appelés à nourrir les négociations internationales vers l’accord attendu fin 2015 au cours d’une conférence qui devrait avoir lieu à Paris. « Nous devons adopter, d’ici à 2015, un instrument universel et juridiquement contraignant relatif au climat, afin que tous les pays prennent des mesures supplémentaires pour réduire les effets des changements climatiques et s’y adapter », a d’ailleurs préconisé le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon. Selon lui, « il sera bientôt trop tard » pour sauver la santé environnementale du seul endroit de la galaxie où le maintien de la vie est possible.

    Mais le plus difficile est à venir. Il est de plus en plus urgent de mettre la table pour un accord universel qui pourrait être conclu en 2015 et entrerait en vigueur dès 2020. Pour le moment, difficile de voir quelle forme prendrait un futur traité qui n’inclurait pas moins de 190 pays. Le hic, c’est que la communauté internationale est encore loin d’une entente globale sur la lutte aux bouleversements climatiques. L’Union européenne est le seul bloc a s’être imposé des objectifs contraignants.

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