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    Arctique: un navire de Greenpeace pris d’assaut par les forces russes

    Un Montréalais figure parmi les personnes arrêtées

    Après les avertissements, les armes. Des gardes-frontières russes ont pris jeudi le contrôle d’un navire de Greenpeace, dans les eaux de d’Arctique. Moscou accuse le groupe écologiste de mener des actions «agressives» contre les entreprises pétrolières présentes dans la région.

    Par voie de communiqué, Greenpeace a annoncé jeudi matin que «des hommes armés de mitraillettes viennent de descendre d’un hélicoptère à bord du brise-glace de Greenpeace, l’Arctic Sunrise». Ils ont immédiatement pris le contrôle du navire, qui navigue dans les eaux de la mer de Pechora, située au nord-ouest de la Russie, afin de dénoncer les projets d’exploitation pétrolière du géant russe Gazprom.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a aussi indiqué jeudi avoir convoqué l’ambassadeur des Pays-Bas à Moscou — l’Arctic Sunrise bat pavillon néerlandais — pour protester contre les actions «agressives» des écologistes. «Leurs actions agressives et provocatrices pouvaient provoquer la mort de personnes ou avoir d’autres conséquences graves», a estimé la diplomatie russe, dans un communiqué.

    La réaction par les armes de Moscou intervient au lendemain de l’arrestation, mercredi, de quatre militants écologistes qui ont escaladé une plateforme pétrolière pour attirer l’attention sur les risques environnementaux que représentent les forages pétroliers dans l’Arctique. Un Montréalais figure parmi les personnes arrêtées, a confirmé Greenpeace.

    Gazprom prévoit de lancer la production sur cette plateforme au premier trimestre 2014, faisant peser le risque d’une marée noire dans une zone où existent trois réserves naturelles protégées par la loi russe, selon les écologistes.

    Greenpeace a accusé le Service fédéral russe de sécurité (FSB) d’avoir menacé ses militants en tirant des coups de feu tout près de leurs bateaux pneumatiques. Selon le groupe, les gardes-côtes russes ont lacéré plusieurs bateaux pneumatiques de Greenpeace à coups de couteau.

    Le FSB a pour sa part accusé le capitaine de l’Arctic Sunrise d’avoir empêché les forces de l’ordre d’inspecter le navire. «Le capitaine a augmenté la vitesse du navire, effectuant des manœuvres qui ont mis en danger de mort les gardes-côtes. Il a été décidé d’effectuer des tirs préventifs», a expliqué une porte-parole du FSB pour la région de Mourmansk.

    Priorité russe et canadienne

    La Russie a faire de l’exploitation des énergies fossiles de l’Arctique une priorité. Il est vrai que toute cette vaste région est de plus en plus convoitée par les entreprises qui tirent profit de l’exploitation pétrolière et gazière. Les données émanant de l’Institut d’études géologiques des États-Unis ont d’ailleurs de quoi attirer leur attention. Les réserves de pétrole de l’Arctique pourraient atteindre plus de 80 milliards de barils. Les réserves de gaz sont estimées à plus de 51 000 milliards de m3 (près de 25 % des réserves mondiales).

    Ottawa, qui a pris la présidence du Conseil en mai, entend d’ailleurs profiter de son statut pour donner plus de place aux questions industrielles dans cette immense région. Partisan avoué de l’exploitation des ressources fossiles jusque dans les zones exemptes de tout développement industriel, le gouvernement Harper a décidé en juin 2012 de mettre aux enchères près de 10 000 kilomètres carrés de l’océan Arctique. Les pétrolières pourront donc aller y chercher des hydrocarbures et éventuellement les exploiter, au profit de leurs actionnaires.

    Le Programme des Nations unies pour l’environnement a toutefois lancé plus tôt cette année un sérieux avertissement à la communauté internationale: la fonte accélérée des glaces de l’Arctique rend de plus en plus probable une exploitation précipitée des immenses ressources énergétiques fossiles dans cette région du monde. Une situation qui pourrait aggraver les bouleversements climatiques qui ont justement rendu plus facile l’exploitation des hydrocarbures dans cette vaste région.

    Avec l’Agence France-Presse
     
     
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