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    Gagnant CGD DESTL - «Notre défi est de changer les habitudes des gens»

    18 septembre 2013 |Claude Lafleur | Actualités sur l'environnement

    Le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Bordeaux -Cartierville -Saint-Laurent, qui dessert 300 000 résidants dans le nord-ouest de l’île de Montréal, cherche sans cesse à réduire son empreinte écologique. Ses efforts ont été reconnus par l’attribution du prix CGD DESTL.

     

    En 2007, on a créé, à ce CSSS du nord de l’île, un comité vert qui, dans un premier temps, a institué la collecte des matières recyclables. À présent, on s’affaire à organiser la collecte des matières organiques ainsi qu’à favoriser le transport durable.

     

    « Comme CSSS, nous dirigeons cinq établissements répartis sur le territoire et qui emploient près de 2000 personnes, énonce Alexandre Provencher, conseiller aux communications du CSSS. Notre mission, c’est bien sûr de promouvoir la santé auprès de la population, mais également celle de nos employés, ainsi que de réaliser une gestion de développement durable. »

     

    « C’est pourquoi on s’est doté dès 2007 d’un comité vert qui regroupe des professionnels de toutes les directions du CSSS, qui se sont penchés sur les différents enjeux du développement durable », enchaîne Danielle Thériault, directrice du comité vert. Celui-ci a cinq grandes préoccupations : la gestion écoresponsable, la gestion des matières résiduelles, l’efficacité énergétique, le transport durable et la sensibilisation au développement durable. « Nous visons à être proactif, dit-elle. Autrement dit : qu’est-ce qu’on peut faire comme établissement pour réduire notre empreinte écologique ? »

     

    Nécessaire diagnostic

     

    Aussi, depuis le printemps dernier, le CSSS procède à une expérience intéressante : favoriser le transport durable auprès de ses employés en mettant à leur disposition des bicyclettes en libre accès.

     

    Avant toute chose, le comité a réalisé une enquête afin de cerner les besoins de ses employés. « Il fallait d’abord avoir un bon diagnostic pour savoir comment nos employés se déplacent, indique Mme Thériault. Donc, en janvier et février 2012, nous avons procédé à un grand sondage auprès d’eux. »

     

    Alexandre Provencher rapporte que ce sondage a révélé que 71 % des répondants se déplacent en solo dans leur auto, que 23 % empruntent les transports collectifs et que seulement 6 % utilisent la marche et le vélo. « On a donc mesuré le défi qu’on a à relever en matière de transport durable, dit-il en riant. Surtout, ce “ bon diagnostic ” nous a permis de concevoir un plan concret, réaliste et atteignable. »

     

    C’est ainsi que, en mai dernier, le comité vert a mis en oeuvre son plan d’action, raconte Mme Thériault, en ajoutant ou en relocalisant des supports à vélo, en améliorant la signalisation dans certains emplacements et en mettant à la disposition des cyclistes des trousses de réparation de vélo. Le comité vert a même conçu des cartes de trajet pour faciliter le déplacement des cyclistes entre leur travail et leur domicile.

     

    Changer les habitudes

     

    « Résultat, indique M. Provencher, on a eu beaucoup de commentaires très positifs, les gens étant ravis de l’initiative. Toutefois, ajoute-t-il, de là à utiliser les vélos, on note encore une certaine réticence. »

     

    « Il semble bien qu’il y ait un fossé entre la sensibilisation et le changement de comportement », note Danielle Thériault. Se rappelant le temps qu’il a fallu pour implanter la collecte sélective et évoquant des expériences similaires réalisées ailleurs, la directrice du comité vert n’est nullement surprise. « Je pense qu’il faut se donner du temps, dit-elle. Nous savons que ça demeure un défi et, par conséquent, c’est sur le long terme que nous misons. »

     

    « Nous comprenons bien que notre défi, c’est de changer les habitudes des gens, ajoute Alexandre Provencher. Tout le monde est en faveur du développement durable et pour le transport collectif, mais, une fois qu’on voit qu’il faut changer ses habitudes, ça devient un défi ! C’est vraiment ce que nous avons observé au cours de cette première année et nous allons ajuster notre stratégie en conséquence. »


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