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    Le crime organisé prospère dans le braconnage

    Le braconnage intensif d’espèces protégées est de plus en plus lié à des organisations criminelles internationales qui utilisent les fruits de leur commerce pour financer leurs activités, affirmait le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) dans un rapport publié jeudi.

     

    Selon l’organisation, il ne fait aucun doute que « le niveau de braconnage sans précédent et les équipements de plus en plus sophistiqués dont disposent les contrebandiers témoignent irréfutablement d’une activité criminelle organisée ».

     

    « Des produits comme la corne de rhinocéros et la bile d’ours valent parfois plus que l’or ou la cocaïne, avec un retour sur investissement pouvant largement dépasser 1000 %, explique Céline Sissler-Bienvenu, directrice France et Afrique francophone d’IFAW, par voie de communiqué. C’est le caractère peu risqué et très rentable du trafic d’espèces sauvages qui incite les criminels à s’y livrer, d’autant que les peines encourues sont peu dissuasives. »

     

    Selon Europol, le trafic d’espèces sauvages et le braconnage représentent un commerce mondial dont la valeur annuelle est comprise entre 18 et 26 milliards d’euros, soit la quatrième activité illégale en importance au monde après le trafic de stupéfiants, la contrefaçon et le trafic d’êtres humains.

     

    Croissance fulgurante

     

    Ce commerce, qui menace davantage des espèces déjà très fragiles, connaît dans certains cas une croissance fulgurante depuis quelques années. Ainsi, en dix ans, 11 000 éléphants ont été tués dans le seul parc national du Minkeke, au Gabon, faisant chuter de 62 % la population de cette espèce.

     

    En Afrique du Sud, le nombre de rhinocéros qui tombent sous les balles des braconniers ne cesse de croître : il est passé de 13 animaux abattus en 2007 à 448 en 2011 et 668 en 2012. Ce massacre alimente le marché clandestin de poudre de corne, achetée à prix d’or en Asie. On prête à la corne de rhinocéros différentes vertus curatives, que la médecine n’a jamais pu démontrer.

     
     
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