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    Exploitation pétrolière - Appel à une protection accrue du parc du Gros-Morne

    Québec — Estimant que l’exploitation d’un puits de pétrole constitue une véritable menace pour le parc national du Gros-Morne à Terre-Neuve, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) demande d’interdire le développement industriel dans la zone entourant le parc.


    « Au parc national du Gros-Morne à Terre-Neuve, une proposition visant à forer et fracturer à quelques mètres des limites du parc présente un risque grave pour les écosystèmes du parc, pour son statut de patrimoine mondial de l’UNESCO et pour l’industrie touristique durable qui compte sur sa beauté naturelle intacte », écrit la SNAP dans son rapport annuel sur l’état des parcs du Canada dont Le Devoir a obtenu copie.


    La SNAP rappelle que le Comité du patrimoine mondial a exprimé son inquiétude le mois dernier devant ce projet et recommandé qu’une mission de surveillance soit envoyée sur les lieux pour évaluer la situation, risquant ainsi de perdre son statut de patrimoine mondial.


    L’UNESCO considère que le parc de Gros-Morne « offre un exemple rare de l’évolution de la dérive des continents où la croûte océanique profonde et les rochers du manteau terrestre sont exposés. L’action glaciaire plus récente a sculpté un paysage spectaculaire composé de basses terres côtières, de plateaux alpins, de fjords, de vallées glaciaires, de falaises abruptes, de chutes et de plusieurs lacs inviolés ».


    Le statut de patrimoine mondial contribue à la notoriété du parc qui accueille 185 000 visiteurs chaque année, selon les chiffres avancés dans ce rapport. Le parc est par ailleurs le principal employeur régional. « Toute industrialisation suite aux activités pétrolières pourrait avoir des répercussions néfastes sur le tourisme et l’économie de la région. »


    De façon plus précise, la SNAP s’inquiète du pompage « d’une énorme quantité d’eau » pour la fracturation, la contamination des eaux souterraines par l’injection de produits chimiques dans le sol, le transport par camion et le brûlage par torchère. « Pour protéger la beauté vierge de ces paysages, les écosystèmes du parc et l’écotourisme […] la SNAP demande d’interdire le développement industriel dans la zone entourant le parc, y compris l’exploitation pétrolière et gazière. »


    Parc Tursujuq


    Mais tout n’est pas perdu, constate la SNAP qui met en lumière un certain nombre de bonnes nouvelles pour les parcs canadiens. Parlant d’un « énorme succès au Québec », la SNAP félicite le gouvernement Marois, qui a annoncé, en décembre dernier, la création du parc Tursujuq, dans le Nord-du-Québec. « Comptant plus de 26 000 km2, quatre fois la superficie de l’Île-du-Prince-Édouard, la nouvelle réserve du parc national Tursujuq du Québec constituera le plus grand parc provincial au Canada et la plus grande zone protégée de l’Est de l’Amérique du Nord. »


    « Dans l’ensemble, nous concluons que nous avons fait un pas en avant et deux pas en arrière », écrit la SNAP.













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