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    Pour la légalisation du marché des cornes de rhinocéros

    La vente de cornes d’animaux morts préviendrait le braconnage, croit l’Afrique du Sud

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	L’une des méthodes utilisées pour prévenir le braconnage en Afrique du Sud est de couper les cornes des rhinocéros adultes.</div>
    Photo: Agence France-Presse (photo) Stéphane de Sakutin
    L’une des méthodes utilisées pour prévenir le braconnage en Afrique du Sud est de couper les cornes des rhinocéros adultes.

    Puisque trois décennies d’interdiction de commerce de cornes n’ont pas permis d’arrêter le massacre des rhinocéros en Afrique du Sud, le pays entend plaider pour un retour d’un marché, contrôlé, de cette ressource très recherchée en Asie en raison de prétendues vertus médicinales.


    L’Afrique du Sud proposera d’« introduire un commerce international réglementé de la corne de rhinocéros » lors de la prochaine réunion de la Convention sur le commerce international des espèces menacées (Cites), en Afrique du Sud en 2016, a annoncé mercredi la ministre de l’Environnement Edna Molewa lors d’une conférence de presse. Si la mesure est acceptée, il s’agirait d’un revirement de situation majeur, puisque le commerce des cornes est interdit depuis 36 ans.


    « L’Afrique du Sud ne peut pas continuer à être prise en otage par les mafias qui massacrent nos rhinos, a-t-elle déclaré aux journalistes. Nous avons la capacité de rendre plus ou moins disponible cette ressource rare sans affecter l’espèce, à travers la mise en place d’un système commercial réglementé », a-t-elle ajouté.


    L’objectif est en effet d’alimenter le marché avec des cornes prélevées sur des animaux morts naturellement, et ainsi espérer enrayer la vague particulièrement meurtrière de braconnage qui décime les populations de rhinocéros des réserves naturelles du pays. L’Afrique du Sud, qui abrite les trois quarts des rhinocéros dans le monde, est en effet la cible de groupes de braconniers très bien organisés. Une véritable mafia qui revend les cornes de ces mammifères à prix d’or en Asie.


    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : selon le ministère de l’Environnement, 461 rhinocéros ont été abattus dans le pays depuis le début de 2013, un nouveau record. La hausse est d’ailleurs constante depuis six ans. Quelque 668 rhinocéros ont été tués par des braconniers en Afrique du Sud en 2012, contre 448 en 2011, 333 en 2010, 122 en 2009, 83 en 2008 et seulement 13 en 2007.

     

    Depuis 1977


    Les rhinocéros sont inscrits depuis 1977 sur l’annexe I de la Cites, qui interdit le commerce de leurs parties. Mais les rhinocéros blancs d’Afrique du Sud et du Swaziland sont inscrits à l’annexe II, qui permet la chasse et la vente de trophées. Il resterait environ 20 000 rhinocéros blancs - le plus gros, avec une longueur qui peut atteindre quatre mètres - en Afrique, et moins de 5000 rhinocéros noirs.


    Les populations de rhinocéros ne sont pas les seules à faire les frais des braconniers. Plus de 25 000 éléphants d’Afrique ont été braconnés en 2012, selon les estimations de la Cites. Celle-ci estimait en juin 2012 que le braconnage des éléphants était à son pire niveau depuis une décennie et que le volume des saisies d’ivoire enregistrées avait atteint celui de 1989, date d’interdiction du commerce mondial de l’ivoire.


     

    Avec l’Agence France-Presse

     
     
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