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    Une espèce d’oiseau sur huit est menacée

    L’activité humaine est la principale cause de ce déclin, selon BirdLife international

    Dans certains cas, on redoute le déclin de certaines colonies. C’est le cas de la plus importante colonie de fous de Bassan du Canada, qui niche sur l’île Bonaventure, au large de Gaspé.
    Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Dans certains cas, on redoute le déclin de certaines colonies. C’est le cas de la plus importante colonie de fous de Bassan du Canada, qui niche sur l’île Bonaventure, au large de Gaspé.
    De plus en plus d’espèces d’oiseaux sont acculées progressivement à l’extinction totale, selon ce qui se dégage d’une nouvelle étude publiée jeudi. Le Canada n’échappe pas au phénomène provoqué essentiellement par l’activité humaine.

    Selon les données recueillies par l’organisme britannique BirdLife international, 1313 espèces d’oiseaux dans le monde sont menacées de disparition. Concrètement, on parle donc d’une espèce sur huit. Et le nombre a crû au cours des dernières années. BirdLife International, qui conduit la recherche pour la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, recensait 1227 espèces menacées il y a à peine trois ans. Parmi les espèces identifiées dans l’étude, 200 sont carrément au bord du gouffre.


    L’étude reconnaît qu’au Canada, des progrès ont été accomplis en renversant le processus d’extinction de certaines espèces. Certains oiseaux de proie et des espèces vivant en milieux humides ont été sauvegardés grâce à des mesures de protection et à l’élimination de certains pesticides.


    Néanmoins, on précise que le nombre d’espèces en déclin surpasse celui où il y a du progrès. D’ailleurs, depuis 1970, la population d’oiseaux au Canada a reculé de 12 %. Certaines espèces qui vivent dans les plaines et qui mangent beaucoup d’insectes nuisibles à l’agriculture ont fortement reculé depuis quelques années.


    Dans certains cas, on redoute aussi le déclin de certaines colonies. C’est le cas de la plus importante colonie de fous de Bassan du Canada, qui niche sur l’île Bonaventure, au large de Gaspé. Le nombre de couples nicheurs a chuté dramatiquement depuis quelques années. Et on craint maintenant l’impact de la marée noire survenue dans le golfe du Mexique en 2010. Des juvéniles y passent en effet les premières années de leur vie, avant de revenir nicher au Québec. Ceux qui ont été directement exposés à la marée toxique doivent en théorie revenir cette année et l’an prochain.


    Responsabilité humaine


    La recherche de BirdLife International constate que les dégradations ou destructions d’habitats, surtout liées au développement de l’agriculture, de même que la présence de certaines espèces envahissantes sont responsables du déclin de ces centaines d’espèces. En Europe, les populations de 40 % des espèces évoluant en milieu agricole ont reculé depuis 30 ans. En Asie, c’est le cas pour plus de la moitié des espèces vivant en lieux humides.


    Une étude publiée le mois dernier a par ailleurs révélé que plus de la moitié des espèces végétales et un tiers des espèces animales les plus communes devraient voir l’espace propice à leur existence réduit de moitié d’ici 2080 à cause des bouleversements climatiques provoqués par l’être humain. Ce sont les plantes, les amphibiens et les reptiles qui sont le plus « à risque ». Les zones les plus touchées seraient l’Afrique subsaharienne, l’Amérique centrale, l’Amazonie et l’Australie.


     

    Avec La Presse canadienne

     
     
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