Il faut rapidement recycler davantage les métaux, prévient l’ONU
D’ici quelques années, les besoins mondiaux en métal seront trois à neuf fois plus élevés que le volume de l’ensemble des métaux actuellement utilisés dans le monde
La croissance économique effrénée de l’Asie devrait faire bondir la demande mondiale pour les métaux au cours des prochaines années. Une telle hausse doit impérativement aller de pair avec une refonte majeure des pratiques de recyclage pour en réduire les impacts environnementaux, concluent deux nouveaux rapports produits par le Panel international des ressources de l’ONU.
«Comme les populations dans les économies émergentes adoptent des technologies et des styles de vie similaires à ceux des pays de l’OCDE, les besoins mondiaux en métal seront trois à neuf fois plus élevés que le volume de l’ensemble des métaux actuellement utilisés dans le monde», a souligné par voie de communiqué le secrétaire général adjoint des Nations Unies et directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE), Achim Steiner.
Le rapport Risques environnementaux et défis liés aux flux et cycles de métaux rappelle que les métaux constituent une partie essentielle de l’économie mondiale, en tant que matières premières de base pour l’infrastructure. Il est donc attendu que leur demande reste très forte à l’avenir: dans les pays en développement en raison de l’industrialisation rapide, et dans les pays développés en raison des technologies modernes.
Or, l’utilisation des métaux et de leurs composés provoque des impacts environnementaux significatifs liés à l’exploitation minière, en plus d’accaparer 7 % à 8 % de la demande mondiale en énergie. Qui plus est, la consommation accélérée des ressources mondiales de métaux pourrait bien provoquer des pénuries à moyen terme.
En théorie, les métaux peuvent être recyclés presque indéfiniment. La complexité croissante des produits finis rend cependant difficile l’extraction de tous les composants et la réutilisation de tous les métaux, essentiellement pour des motifs économiques. Par exemple, un téléphone portable peut contenir plus de 40 composants, notamment des métaux de base tels que le cuivre et l’étain et des métaux précieux comme l’argent ou l’or.
Peu de recyclage
Le PNUE estime donc qu’il faut rapidement trouver des solutions pour accroître significativement le recyclage. On fait valoir que cette pratique nécessite beaucoup moins d’énergie par kilogramme de métal produit que la production initiale. Le recyclage diminue également l’impact global de l’exploitation minière au niveau local. Il ralentit en outre le besoin d’exploiter les minerais à faible teneur, un procédé qui consomme plus d’énergie, mais auquel on a tendance à recourir plus fréquemment lorsque la demande augmente. Le recyclage peut donc aider à prévenir la pénurie de certains métaux précieux d’utilisation courante.
Mais les taux de recyclage ont toujours été faibles. Un rapport précédent du Panel International des Ressources a constaté que moins d’un tiers des quelque 60 métaux étudiés ont un taux de recyclage en fin de vie au-dessus de 50 % et 34 composants sont recyclés à un taux inférieur à 1 %.
Approche sophistiquée
«Une approche beaucoup plus sophistiquée est urgemment nécessaire pour faire face aux défis liés au recyclage de produits complexes contenant une grande variété de métaux et de matériaux interconnectés, a prévenu Achim Steiner. Les concepteurs de produits doivent veiller à ce que les matériaux tels que les métaux terrestres rares dans des produits tels que les panneaux solaires, les aimants d’éoliennes ou les téléphones portables puissent être récupérés facilement quand ils ne fonctionnent plus.»
Le potentiel de recyclage est d’ailleurs énorme, constate le PNUE dans le rapport Recyclage des métaux – opportunités, limites, infrastructure. Il suffit de considérer la quantité de déchets issus chaque année des équipements électriques et électroniques. On estime le poids de ces déchets entre 20 et 50 millions de tonnes, soit trois à sept kilogrammes par personne et par an. Et cette masse devrait augmenter dans les prochaines décennies à un rythme d’au moins 4 % par an, soit trois fois plus que l’augmentation des déchets municipaux. Le rythme auquel les iPhone et autres produits de plus en plus courants sont remplacés par leurs utilisateurs y contribuera significativement.
«Une augmentation du recyclage des métaux devrait atténuer certains des effets environnementaux nocifs provenant de l’utilisation et de la production de métaux», ont fait valoir Ernst Ulrich von Weizsäcker et Ashok Khosla, coprésidents du Panel international des ressources, dans une déclaration commune. Toutefois, l’augmentation des taux de recyclage à elle seule ne sera pas suffisante, mais doit être accompagnée d’une stabilisation de la courbe de demande en métaux.»
«Comme les populations dans les économies émergentes adoptent des technologies et des styles de vie similaires à ceux des pays de l’OCDE, les besoins mondiaux en métal seront trois à neuf fois plus élevés que le volume de l’ensemble des métaux actuellement utilisés dans le monde», a souligné par voie de communiqué le secrétaire général adjoint des Nations Unies et directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’Environnement (PNUE), Achim Steiner.
Le rapport Risques environnementaux et défis liés aux flux et cycles de métaux rappelle que les métaux constituent une partie essentielle de l’économie mondiale, en tant que matières premières de base pour l’infrastructure. Il est donc attendu que leur demande reste très forte à l’avenir: dans les pays en développement en raison de l’industrialisation rapide, et dans les pays développés en raison des technologies modernes.
Or, l’utilisation des métaux et de leurs composés provoque des impacts environnementaux significatifs liés à l’exploitation minière, en plus d’accaparer 7 % à 8 % de la demande mondiale en énergie. Qui plus est, la consommation accélérée des ressources mondiales de métaux pourrait bien provoquer des pénuries à moyen terme.
En théorie, les métaux peuvent être recyclés presque indéfiniment. La complexité croissante des produits finis rend cependant difficile l’extraction de tous les composants et la réutilisation de tous les métaux, essentiellement pour des motifs économiques. Par exemple, un téléphone portable peut contenir plus de 40 composants, notamment des métaux de base tels que le cuivre et l’étain et des métaux précieux comme l’argent ou l’or.
Peu de recyclage
Le PNUE estime donc qu’il faut rapidement trouver des solutions pour accroître significativement le recyclage. On fait valoir que cette pratique nécessite beaucoup moins d’énergie par kilogramme de métal produit que la production initiale. Le recyclage diminue également l’impact global de l’exploitation minière au niveau local. Il ralentit en outre le besoin d’exploiter les minerais à faible teneur, un procédé qui consomme plus d’énergie, mais auquel on a tendance à recourir plus fréquemment lorsque la demande augmente. Le recyclage peut donc aider à prévenir la pénurie de certains métaux précieux d’utilisation courante.
Mais les taux de recyclage ont toujours été faibles. Un rapport précédent du Panel International des Ressources a constaté que moins d’un tiers des quelque 60 métaux étudiés ont un taux de recyclage en fin de vie au-dessus de 50 % et 34 composants sont recyclés à un taux inférieur à 1 %.
Approche sophistiquée
«Une approche beaucoup plus sophistiquée est urgemment nécessaire pour faire face aux défis liés au recyclage de produits complexes contenant une grande variété de métaux et de matériaux interconnectés, a prévenu Achim Steiner. Les concepteurs de produits doivent veiller à ce que les matériaux tels que les métaux terrestres rares dans des produits tels que les panneaux solaires, les aimants d’éoliennes ou les téléphones portables puissent être récupérés facilement quand ils ne fonctionnent plus.»
Le potentiel de recyclage est d’ailleurs énorme, constate le PNUE dans le rapport Recyclage des métaux – opportunités, limites, infrastructure. Il suffit de considérer la quantité de déchets issus chaque année des équipements électriques et électroniques. On estime le poids de ces déchets entre 20 et 50 millions de tonnes, soit trois à sept kilogrammes par personne et par an. Et cette masse devrait augmenter dans les prochaines décennies à un rythme d’au moins 4 % par an, soit trois fois plus que l’augmentation des déchets municipaux. Le rythme auquel les iPhone et autres produits de plus en plus courants sont remplacés par leurs utilisateurs y contribuera significativement.
«Une augmentation du recyclage des métaux devrait atténuer certains des effets environnementaux nocifs provenant de l’utilisation et de la production de métaux», ont fait valoir Ernst Ulrich von Weizsäcker et Ashok Khosla, coprésidents du Panel international des ressources, dans une déclaration commune. Toutefois, l’augmentation des taux de recyclage à elle seule ne sera pas suffisante, mais doit être accompagnée d’une stabilisation de la courbe de demande en métaux.»







