TransCanada repousse de six mois son projet Keyston XL
Confrontée à plusieurs retards avec son projet d’oléoduc Keystone XL, TransCanada vient de repousser d’au moins six mois le démarrage de son important projet d’exportation de pétrole des sables bitumineux canadiens vers les États-Unis.
Le démarrage était initialement prévu fin 2014 ou début 2015, mais «en raison des retards actuels dans l’émission du permis présidentiel pour Keystone XL, nous nous attendons maintenant à ce que la mise en service intervienne au deuxième semestre de 2015», a indiqué vendredi le groupe canadien par voie de communiqué.
TransCanada, qui a fait cette mise à jour lors de la publication de ses résultats trimestriels, s’attend également à un dépassement des coûts. La hausse «dépendra de la date d’émission du permis», a souligné la société, qui a déjà investi 1,8 milliard de dollars américains sur un total de 5,3 milliards initialement estimé. Ce nouveau tronçon de pipeline de près de 2000 kilomètres de long doit être construit entre l’Alberta et le Nebraska, où il serait raccordé à une autre conduite géante transportant du pétrole vers les raffineries du golfe du Texas. Quelque 830 000 barils de brut couleraient ainsi quotidiennement jusqu’aux infrastructures pétrolières du Mexique.
Le président Barack Obama, qui a repoussé la décision finale sur le projet principalement en raison de la tenue des élections l’an dernier, devrait normalement donner le feu vert à TransCanda au cours des prochaines semaines.
Mais la décision tarde trop aux yeux du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Son ministre des Ressources naturelles Joe Oliver, chargé de promouvoir le controversé pétrole des sables bitumineux, a d’ailleurs mis en garde le gouvernement américain contre un éventuel rejet de ce projet cette semaine.
«Les États-Unis vont devoir faire un choix: ils peuvent choisir le Canada, un ami, un voisin et un allié, pour s’approvisionner en pétrole, ou ils peuvent choisir d’importer ce pétrole de pays moins amicaux, moins stables, et avec des règles environnementales moins strictes, voire pas de règle du tout», a martelé M. Oliver lors d’une conférence devant le Centre pour les études stratégiques et internationales, à Washington.
Ottawa est d’autant plus pressé de trouver de débouchés pour les ressources énergétiques fossiles du Canada que la production des sables bitumineux doit doubler au cours des prochaines années. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison qu’Enbridge entend inverser le flux dans son pipeline, qui part du sud de l’Ontario pour se rendre dans l’est de Montréal. Il sera alors possible de transporter du brut albertain jusqu’en sol québécois. TransCanada souhaite aussi convertir un gazoduc en oléoduc pour transporter du pétrole albertain jusqu’au Québec. Le gouvernement Marois s’est montré intéressé par les deux projets.
Des scientifiques et des groupes écologistes estiment que Keystone XL présente des risques environnementaux majeurs, notamment pour le climat. Un ancien haut dirigeant de la NASA a ainsi pressé l’an dernier Barack Obama de laisser tomber l’importation de pétrole extrait des sables bitumineux. «Si le Canada va de l’avant, et si nous laissons faire, ce sera la fin pour le climat actuel», a affirmé James Hansen, membre du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat.
Avec l’Agence France-Presse
Le démarrage était initialement prévu fin 2014 ou début 2015, mais «en raison des retards actuels dans l’émission du permis présidentiel pour Keystone XL, nous nous attendons maintenant à ce que la mise en service intervienne au deuxième semestre de 2015», a indiqué vendredi le groupe canadien par voie de communiqué.
TransCanada, qui a fait cette mise à jour lors de la publication de ses résultats trimestriels, s’attend également à un dépassement des coûts. La hausse «dépendra de la date d’émission du permis», a souligné la société, qui a déjà investi 1,8 milliard de dollars américains sur un total de 5,3 milliards initialement estimé. Ce nouveau tronçon de pipeline de près de 2000 kilomètres de long doit être construit entre l’Alberta et le Nebraska, où il serait raccordé à une autre conduite géante transportant du pétrole vers les raffineries du golfe du Texas. Quelque 830 000 barils de brut couleraient ainsi quotidiennement jusqu’aux infrastructures pétrolières du Mexique.
Le président Barack Obama, qui a repoussé la décision finale sur le projet principalement en raison de la tenue des élections l’an dernier, devrait normalement donner le feu vert à TransCanda au cours des prochaines semaines.
Mais la décision tarde trop aux yeux du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Son ministre des Ressources naturelles Joe Oliver, chargé de promouvoir le controversé pétrole des sables bitumineux, a d’ailleurs mis en garde le gouvernement américain contre un éventuel rejet de ce projet cette semaine.
«Les États-Unis vont devoir faire un choix: ils peuvent choisir le Canada, un ami, un voisin et un allié, pour s’approvisionner en pétrole, ou ils peuvent choisir d’importer ce pétrole de pays moins amicaux, moins stables, et avec des règles environnementales moins strictes, voire pas de règle du tout», a martelé M. Oliver lors d’une conférence devant le Centre pour les études stratégiques et internationales, à Washington.
Ottawa est d’autant plus pressé de trouver de débouchés pour les ressources énergétiques fossiles du Canada que la production des sables bitumineux doit doubler au cours des prochaines années. C’est d’ailleurs en partie pour cette raison qu’Enbridge entend inverser le flux dans son pipeline, qui part du sud de l’Ontario pour se rendre dans l’est de Montréal. Il sera alors possible de transporter du brut albertain jusqu’en sol québécois. TransCanada souhaite aussi convertir un gazoduc en oléoduc pour transporter du pétrole albertain jusqu’au Québec. Le gouvernement Marois s’est montré intéressé par les deux projets.
Des scientifiques et des groupes écologistes estiment que Keystone XL présente des risques environnementaux majeurs, notamment pour le climat. Un ancien haut dirigeant de la NASA a ainsi pressé l’an dernier Barack Obama de laisser tomber l’importation de pétrole extrait des sables bitumineux. «Si le Canada va de l’avant, et si nous laissons faire, ce sera la fin pour le climat actuel», a affirmé James Hansen, membre du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat.
Avec l’Agence France-Presse








