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Les villes, moteurs du développement durable

Selon le président de l’UMQ, Éric Forest, le citoyen veut améliorer sa qualité de vie et il n’accepte plus de subir les conséquences de la pollution et des modes de vie sédentaires.
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir Selon le président de l’UMQ, Éric Forest, le citoyen veut améliorer sa qualité de vie et il n’accepte plus de subir les conséquences de la pollution et des modes de vie sédentaires.
Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

« Quand on parle de développement durable, d’environnement, de lutte contre les gaz à effet de serre, il est clair que cela atterrit dans la cour des villes, affirme Éric Forest, président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Rimouski. Quand on regarde les actions en matière d’aménagement, les gestes et les initiatives en matière de recyclage, au niveau du traitement des matières organiques, des infrastructures qui permettent la mobilité active, comme les sentiers pédestres ou cyclables, les pistes de ski de fond, l’aménagement de nos artères et des espaces verts, les structures de loisir, c’est vraiment au niveau des municipalités que les enjeux se matérialisent de façon concrète. »


La gestion des matières résiduelles, de l’eau potable et des eaux usées, la réduction des gaz à effet de serre et l’adaptation aux changements climatiques sont autant de problèmes écologiques que les municipalités, quelle que soit leur taille, sont obligées de prendre à bras-le-corps. Dans ce dossier, l’UMQ se doit d’être active et de soutenir ses membres en les outillant et en les représentant auprès des autres partenaires, principalement les gouvernements et la société civile.


« Notre objectif est de faire émerger, en travaillant notamment avec des scientifiques, des approches transversales à la fois novatrices et respectueuses des singularités territoriales, explique Éric Forest. En renforçant la mobilisation des membres autour des problèmes contemporains et en développant des modalités de partage des connaissances et la mise en commun des ressources, nous permettons aux municipalités de disposer d’outils pouvant capter les innovations prometteuses de solutions d’avenir aux défis actuels. Clairement, l’environnement représente plus que l’eau, l’atmosphère et le sol ou toute combinaison de l’un et l’autre. À titre d’exemple, les infrastructures vertes offrent des possibilités non seulement comme moyens de répondre aux problèmes techniques de gestion des infrastructures, mais également comme outils stratégiques de médiation et de dialogue avec les parties prenantes pour favoriser l’acceptabilité sociale des projets de développement, tout en améliorant la santé publique. »

 

Un arbre de «bienvenue»


Et le maire de Rimouski de parler de ce qu’il connaît finalement le mieux, soit sa propre ville… qui ne doit d’ailleurs pas être un mauvais exemple, puisqu’elle se classe depuis deux ans au premier rang selon l’indice relatif du bonheur (IRB). Là-bas, les nouveaux propriétaires reçoivent tous un arbre mature et ils sont ainsi encouragés à fleurir leur environnement. « Ce n’est pas uniquement nettoyer les rues, estime Éric Forest. Il faut qu’on ait, comme collectivité, le souci de stimuler, d’encourager et d’accompagner notre population, qui devient un partenaire du développement de la ville. La revalorisation de nos déchets, l’éducation en matière écologique, les espaces verts dans notre milieu et dans les propriétés privées : tout cela ne peut fonctionner que si tout le monde s’y met, la société civile, les municipalités et les différents ordres de gouvernement. »


De ce point de vue, le président de l’UMQ fustige Québec, qui, d’un côté, se dote d’une loi-cadre en matière de développement durable et, de l’autre, accepte que la SAQ ferme des comptoirs au centre-ville, accessibles via la mobilité active, pour en ouvrir en périphérie des grands centres urbains. « Il y a comme une dichotomie !, tonne-t-il. De telles choses, nous devons les dénoncer, et c’est encore là le rôle de l’UMQ. Adresser au gouvernement du Québec les demandes, sensibiliser les autorités à nos réalités. Dégager des consensus et représenter l’intérêt municipal au niveau des ordres de gouvernement. Nous avons également tout un volet de formation, de sensibilisation auprès de nos membres, avec l’organisation de colloques sur le développement durable, une formation en ligne, de la documentation, etc. Enfin, c’est ce que, moi, j’ai développé depuis que je suis président de l’UMQ. Nous développons ainsi une sorte de vitrine des idées novatrices, notamment en matière de développement durable. Si une municipalité aménage un nouveau stationnement avec une technique de récupération des eaux pour arroser le parc situé à côté, nous le notons. Pour que les gens puissent s’inspirer d’idées brillantes que des collègues ont mises en place ailleurs au Québec. »

 

Initiatives locales


Éric Forest en est certain : les municipalités du Québec ont une volonté profonde d’être plus vertes. Les milieux veulent prendre un virage vers le développement durable, au-delà des grandes intentions décrétées par le gouvernement provincial. Parce que les villes constituent l’ordre de gouvernement le plus proche du citoyen et que le citoyen pousse en ce sens. Il veut changer ses façons de faire, il veut améliorer sa qualité de vie, il n’accepte plus de subir les conséquences de la pollution et des modes de vie sédentaires. Rimouski vient notamment de se doter d’un plan stratégique en développement durable qui l’obligera à faire un bilan annuel des actions menées, petites et grandes.


Toutes les initiatives sont bonnes, qu’elles viennent de la municipalité ou d’un citoyen. « C’est une énergie qui vient parfois de nous, parfois du citoyen, note Éric Forest. Ici, les habitants de Rimouski ont lancé, il y a quelques années, un projet-pilote sur le compostage, et la Ville va déployer en septembre la cueillette des matières organiques. Un employé de la municipalité a également mis au point une espèce de vente de garage virtuelle de dons réutilisables, que la Ville a reprise à son compte. Si je change mon téléviseur, au lieu de jeter l’ancien, je l’inscris dans le site Internet de la Ville pour en faire don à qui le voudra. C’est toujours ça de moins qui part aux vidanges ! Il y a donc, d’un côté, les gros projets de développement autour de la gestion de l’eau et des déchets, du transport en commun et actif, de la réduction des gaz à effet de serre, etc., et, de l’autre, nombre de petites initiatives locales qui, reprises à une plus grande échelle, peuvent vraiment améliorer la qualité de vie. Les deux sont tout aussi importants, parce qu’il y a toute la question de l’adhésion et de l’apprivoisement de ces objectifs. En matière de développement durable, on dit souvent : “Pensons globalement, agissons localement”. La traduction de ça, c’est bien que l’action, elle se passe dans les municipalités. »



Collaboratrice

Selon le président de l’UMQ, Éric Forest, le citoyen veut améliorer sa qualité de vie et il n’accepte plus de subir les conséquences de la pollution et des modes de vie sédentaires. Plusieurs problèmes d’ordre écologique, comme la gestion des matières résiduelles et recyclables, sont du ressort des municipalités.
 
 
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