Une carte des puits réalisée grâce à une base de données

Consultez la carte réalisée
par Jean-Hugues Roy
des 960 forages au Québec depuis 1860
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À partir de la base de données SIGPEG (Système d’information géoscientifique pétrolier et gazier) qui recelait des informations sur chacun des puits forés au Québec depuis le milieu des années 1800, il a bâti une carte interactive. « J’ai tout fait à la mitaine », explique M. Roy, préférant ne pas évaluer les centaines d’heures qui y sont passées.
Latitude, longitude, profondeur du puits, année de forage, entreprise responsable, ces données ont été soigneusement associées à une carte du territoire québécois. L’automatisation effectuée par M. Roy, permet de cliquer sur chacun des points de la carte pour savoir ce qui s’y est fait au fil du temps, ou même d’effectuer une recherche par municipalité. « Toute cette information était disponible et publique à travers la base de données, mais j’ai automatisé tout cela pour en faire un portrait d’ensemble », dit Jean-Hugues Roy.
Où sont les forages au Québec?
L’île du grand Félix forée
Deux forages ont été réalisés sur l’île d’Orléans. L’île du grand Félix a été forée par la SOQUIP à deux reprises, une première fois en 1971, où l’on trouva des indices de gaz, et une seconde en 1975. Le puits fut alors abandonné.
La SOQUIP à Saint-Flavien
Entre 1980 et 1994, la Société québécoise d’initiatives pétrolières (SOQUIP) a extrait 160 millions de m3 de gaz naturel à Saint-Flavien, et cela demeure à ce jour le plus important gisement découvert au Québec. La SOQUIP, créée par le gouvernement en 1969, avait pour mandat d’explorer, de raffiner et de distribuer le pétrole et le gaz naturel au Québec, l’objectif étant de réduire la dépense énergétique. En 1980, le gouvernement du Parti québécois lui permet « d’acheter, d’importer, de transporter, de faire affiner, de commercialiser ou de vendre des hydrocarbures ».
En pleine ville, le puits Lincoln
Montréal n’a pas échappé aux travaux de forage, comme en font foi les points qui parsèment l’île sur la carte. En 1944, la compagnie A. E. Goyette creuse à 208,8 mètres de profondeur le puits Lincoln, situé à l’angle des rues du Fort et Lincoln, près de Sherbrooke. Le puits est abandonné, mais on y trouve des « indices de gaz ».








