Le 22 avril, un jour pas comme les autres
Depuis 1970, un peu partout sur le globe, le 22 avril est le Jour de la Terre. L’organisme Jour de la Terre Québec profite de cette date pour organiser des activités où les citoyens peuvent démontrer leur attachement pour la Terre et pour les valeurs écologiques.
L’événement-phare de ces activités est sans contredit la Marche pour la Terre, qui cette année aura lieu le dimanche 21 avril à compter de 14 heures. Les marcheurs ont rendez-vous à la place des Festivals, angle Sainte-Catherine et Jeanne-Mance. On demande aux participants d’apporter leur téléphone cellulaire ou, à défaut, un réveille-matin, car ce sont les sonneries de ces appareils qui lanceront la marche à 14 heures. Cette dernière se terminera à la Place du Canada, où les marcheurs assisteront aux discours de circonstances, dont celui de Laure Waridel, porte-parole de la marche cette année.
« Nous n’avons pas l’objectif de battre le record de participation de l’an dernier, explique Pierre Lussier, directeur général du Jour de la Terre Québec, car l’an dernier les circonstances étaient tout à fait exceptionnelles. Par contre, nous nous attendons à une participation assez grande pour passer un message fort. »
Le cas des piles
C’est le mardi 23 avril, de 5 heures à 7 heures, que sera lancé le volet piles et batteries du programme Allô la Terre. L’événement aura lieu au Centre Eaton et on en profitera pour dévoiler une sculpture de l’artiste urbain Roadsworth, qui sera exposée au Centre Eaton jusqu’à la fin du mois de mai.
Rappelons que le programme Allô la Terre, mis en place en 2008, a commencé par un programme de récupération de téléphones cellulaires. Il est soutenu par Québecor et ses filiales Archambault, Vidéotron et Vidéotron Superclub, où on trouve les points de dépôt.
« L’événement sert évidemment à rappeler l’existence du programme Allô la Terre. Mais nous voulons surtout attirer l’attention de la population sur l’important problème que posent les piles et batteries usagées. Peu de gens le savent, mais au Québec, chaque année, ce sont 100 millions de piles qui sont achetées par les consommateurs, et le taux de récupération n’est que de 10 %. Il est temps qu’on prenne conscience du danger que cela pose. D’ailleurs, avant d’arrêter notre choix sur la sculpture pour souligner l’événement, notre première idée était de remplir à ras bord une Westfalia de piles usagées, mais les autorités ne nous auraient pas donné l’autorisation à cause du danger que cela aurait présenté. »
Autres activités en vrac
Toujours dans le cadre du programme Allô la Terre, il y aura une collecte de matières électroniques le lundi 22 avril, de 9h30 à 15 heures, au square Victoria, entre les rues Viger et Saint-Antoine.
Le jeudi 18 avril, un peu partout au Québec, c’est le début de la grande distribution de barils récupérateurs d’eau de pluie. La distribution, qui se fait grâce à la collaboration des marchés IGA, se poursuivra jusqu’au 21 juillet. Les citoyens intéressés doivent s’inscrire dans le site Internet du Jour de la Terre Québec.
« Ce programme existe depuis trois ans et, cette année, nous allons distribuer 12 000 barils. Au total, y compris la distribution de cette année, ce sont plus de 25 000 barils qui ont été distribués dans plus de 130 villes au Québec. »
Une nouvelle forme de covoiturage
Bien que Jour de la Terre Québec se serve du Jour de la Terre pour lancer ou souligner certaines de ses activités, l’organisme est actif toute l’année et travaille sur plusieurs projets. L’un de ceux-là est le projet de taxi-partage, nommé « Tous les jours », dont la version bêta est présentement en usage.
«Nous y travaillons depuis quelques années et il fallait mettre en place un programme qui serait rentable. Au départ, on pensait développer notre propre logiciel, mais les coûts étaient trop élevés. Finalement, grâce à une subvention du Fonds vert du gouvernement du Québec, nous avons acheté la licence d’un logiciel qui sert de système de jumelage entre les usagers. Le programme comprend aussi un service de paiement automatisé et il est compatible avec le système de répartition de la compagnie de taxis Diamond. Il est donc maintenant possible pour un usager habitant, par exemple, Villeray de partager la course avec une autre personne qui se trouve sur son parcours et qui veut, comme lui, se rendre au centre-ville. » Les personnes intéressées par ce service peuvent se renseigner en allant au site Internet tjrs.org.
Et ce projet n’est pas le seul. On doit souligner la création de jourdelaterre.tv, une webtélé où des animateurs, comme Édith Cochrane ou Laure Waridel, présentent des capsules vidéo portant sur des sujets d’intérêt écologique. On peut y voir présentement la série portant sur le projet d’oeuvres d’art végétales comestibles Singhampton. « Nous allons donner plus d’importance à notre webtélé en essayant de produire une nouvelle capsule par semaine. On songe aussi peut-être à produire pour d’autres organismes ou à devenir un agrégateur de contenu. Le modèle économique de cette webtélé reste à développer. »
Cette initiative, comme celle du taxi-partage, résume bien la philosophie qui anime l’organisme. « Bien sûr, nous voulons faire la promotion de l’environnement et amener ainsi les gens à vouloir faire quelque chose pour la Terre. Mais nous voulons aussi offrir aux gens des solutions simples, des solutions qui leur donneront la possibilité de poser des gestes concrets. C’est dans cette catégorie qu’entrent des programmes comme Allô la Terre et le taxi-partage Tous les jours. »
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