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Fonds Éco IGA - Des marchands inscrivent l’environnement à leur menu

Barils récupérateurs d’eau et espaces urbains sont proposés

Les écuries de Griffintown sont finalistes de l’appel d’offres pour bénéficier de la subvention du Fonds Éco IGA au programme ZinZen, qui vise à la revitalisation de sites dévalorisés.
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir Les écuries de Griffintown sont finalistes de l’appel d’offres pour bénéficier de la subvention du Fonds Éco IGA au programme ZinZen, qui vise à la revitalisation de sites dévalorisés.
Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Depuis cinq ans, les marchands IGA participent au Jour de la Terre par le biais du Fonds Éco IGA. Cette année, c’est en distribuant des barils récupérateurs d’eau de pluie et en s’associant pour la première fois au programme ZinZen que la grande entreprise d’alimentation contribuera à réduire l’empreinte québécoise sur la planète.


Créé en 2008, le Fonds Éco IGA est né du désir des marchands associés à la bannière de faire leur part en matière d’environnement. « IGA étant une grande entreprise d’alimentation québécoise, beaucoup de clients se demandaient si les marchands faisaient quelque chose pour l’environnement », relate Mme Ludivine Mas, directrice des programmes et du Fonds Éco IGA au Jour de la Terre Québec.


« Plusieurs marchands étaient préoccupés par cet aspect et voulaient prendre des initiatives, poursuit-elle. Les marchands se sont donc concertés pour créer quelque chose de global et poser des gestes concrets en environnement. Ils ont contacté Le Jour de la Terre Québec pour obtenir une expertise. Nous avons créé ensemble le Fonds Éco IGA. »


Depuis, le Fonds se veut un levier du développement durable pour les collectivités québécoises. En contribuant financièrement à celui-ci à la hauteur d’un million de dollars par année, les marchands IGA financent de nombreux projets répondant concrètement aux réalités du milieu et permettant d’améliorer les pratiques en matière d’environnement. À ce jour, plus de 500 projets ont été réalisés à travers la province.


Si le Fonds Éco IGA est étroitement lié au Jour de la Terre, ce n’est pas uniquement le 22 avril que sont déployées ses actions. Deux ou trois fois par année, il lance des appels d’offres afin de déterminer quels projets seront financés.


« Les activités du Fonds sont séparées en deux volets, explique Mme Mas. Il y a les projets réguliers et les projets clef en main. Dans le cadre des projets réguliers, on donne une subvention financière et les gens s’organisent avec celle-ci. On fait des appels d’offres pour choisir les projets et s’assurer qu’ils sont bien répartis à travers la province. Ce qu’on cherche, ce sont des projets concrets, car nous tenons à avoir des mesurables écologiques. »


Dans le même esprit, le Fonds finance plusieurs projets écologiques par le biais de son programme clef en main. Plutôt que de laisser les municipalités régionales de comté (MRC) et les villes administrer les sommes allouées, il répond directement aux besoins de celles-ci en leur fournissant le matériel nécessaire à la réalisation de leurs projets.


« Avec les projets réguliers, on s’est rendu compte que l’administration était très lourde dans les municipalités et que, dans certains cas, c’était beaucoup plus simple lorsque nous nous chargions de leur faire livrer du matériel écologique. C’est comme ça que sont nés les projets clef en main. On fournit tout le nécessaire et les municipalités n’ont qu’à distribuer le matériel », précise la directrice du Fonds.


Barils récupérateurs d’eau


Ainsi, c’est dans le cadre de son programme Clef en main et du Jour de la Terre 2013 que, du 18 avril au 20 juillet, le Fonds Éco IGA distribuera près de 12 000 barils récupérateurs d’eau de pluie dans quelque 170 magasins IGA de la province.


« C’est une très grande activité, commente Mme Mas. L’an dernier, nous avons aussi distribué des barils récupérateurs d’eau, environ 12 900, et ç’a été très populaire ! »


Offerts au coût de 30 $ alors qu’ils en valent pratiquement le triple, les barils récupérateurs d’eau de pluie distribués dans les IGA permettent de réduire de façon importante la consommation en eau potable des ménages participants. L’eau récupérée peut être utilisée pour toute activité ne nécessitant pas d’eau potable, qu’il s’agisse du jardinage, du lavage de la voiture ou du nettoyage des fenêtres !

 

Projet ZinZen


Également dans le cadre du Jour de la Terre Québec, le Fonds Éco IGA s’associe cette année pour la première fois au programme ZinZen, dont l’objectif est de réhabiliter des sites inutilisés ou dévalorisés en vue d’offrir à la population des espaces verts en plein coeur de la ville.


« Le Jour de la Terre Québec a lancé le programme ZinZen l’année dernière. C’est un projet de revitalisation d’espaces oubliés. Dans le cadre de son cinquième anniversaire, le Fonds Éco IGA a voulu faire quelque chose qui sorte un peu de ce qu’il fait d’habitude. Il a décidé de participer au programme et d’offrir une subvention de 100 000 $ pour revitaliser un espace oublié », raconte la directrice du Fonds.


Un appel d’offres a été lancé en novembre dernier auprès des MRC, des municipalités et des propriétaires de sites dévalorisés, qu’il s’agisse de terrains vagues, de stationnements, de ruelles ou autres. De nombreux participants ont répondu à l’appel en expliquant les façons dont ils rêvaient de transformer un lieu oublié en un espace où régnerait la biodiversité.


Le comité ZinZen s’est penché longuement sur les candidatures reçues. « Nous avons fait notre présélection. Nous avons trois finalistes. Nous en sommes à faire la sélection finale du gagnant », confie Mme Mas.


Les trois finalistes sont la Ville de Nicolet, les écuries de Griffintown et une ancienne carrière de Piedmont. Le nom du grand gagnant sera dévoilé en mai.

 

Visibilité


Bien que le Fonds Éco IGA oeuvre depuis 2008, il reste encore méconnu de la population générale. Mme Mas et ses collègues espèrent que la distribution à grande échelle de barils récupérateurs d’eau de pluie et la participation du Fonds au programme ZinZen contribueront à le faire connaître davantage.


« Le Fonds a quand même investi plus de cinq millions en cinq ans, note sa directrice. En environnement, ce genre de partenariat est plutôt rare au Québec. Beaucoup d’entreprises veulent faire leur part, mais elles ne sont pas si nombreuses à investir. Par le biais de son fonds, IGA s’investit réellement dans la collectivité et contribue à la réalisation de projets concrets. Plus il sera connu, plus il pourra réaliser des projets diversifiés. Si, en plus, sa visibilité incite d’autres entreprises à faire de même, alors là, vraiment, ce sera très bénéfique pour l’environnement québécois ! »



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